Anticolonialisme : pour l’abrogation de la loi du 23 février 2005

Version imprimable de cet article Version imprimable


Contre la loi d’inspiration colonialiste sur les rapatrié(e)s de février 2005, Alternative libertaire participe à la construction d’une mobilisation unitaire autour d’un appel à manifester pour les 23 et 25 février 2006, demandant l’abrogation de cette même loi. Si un grand nombre d’organisations ont rejoint cet appel, ce n’est évidemment pas le cas du PS (et a priori de la LDH) qui a choisi de ne défendre que l’abrogation du seul article 4 préconisant l’enseignement des « aspects positifs » de la colonisation française. Cette démarche ne peut se comprendre que par une ligne ambiguë sur la question coloniale (voir Alternative Libertaire n° 147, janvier 2006). Ainsi, nous devons nous attendre à un petit jeu de communication/manipulation du PS qui essaye de faire croire que les initiatives de février sont minimalistes.


Extrait du texte d’appel unitaire :

Le 23 février 2005 une loi honteuse était promulguée ? Sous couvert de « reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés », cette loi, en consacrant par son article 4 « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord » résume la philosophie globale de ce texte. C’est une véritable provocation et un déni de vérité. Depuis des années nous assistons malgré les interpellations des citoyens et des associations, au silence assourdissant de l’État concernant sa responsabilité dans tous les crimes coloniaux.

Non la colonisation n’a pas joué un rôle positif, car elle est toujours fondée sur la violence, l’humiliation, la dépossession. La supériorité d’un peuple sur un autre, le racisme étant son fondement exclusif, est en soi inacceptable. (l’intégralité, les signataires sur www.alternativelibertaire.org)

Extrait de la loi

- Article 1 : « La Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l’œuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d’Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française. »
- Article 2 : « La Nation associe les rapatriés d’Afrique du Nord, les personnes disparues et les populations civiles victimes de massacres ou d’exactions commis durant la guerre d’Algérie et après le 19 mars 1962 en violation des accords d’Évian, ainsi que les victimes civiles des combats de Tunisie et du Maroc, à l’hommage rendu le 5 décembre aux combattants morts pour la France en Afrique du Nord. »

 
☰ Accès rapide
Retour en haut