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Brésil : toujours au nom du divin Sport, la répression

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Il y a quelques semaines, Vicente, militant du Bloc de lutte pour le transport public de Porto Alegre, a été condamné à un an et demi de prison ; l’Etat l’accuse de « dommages à la propriété publique » et « crime environnemental », pour avoir co-organisé une manifestation qui s’est tenue en avril 2013, face à la mairie de Porto Alegre. Faute de preuves pour ces délits imaginaires, la « justice » a brandi des livres, des affiches, des tracts, pour justifier la condamnation de Vicente, qui n’est qu’une parmi quelques 50 000 personnes qui manifestaient à Porto Alegre en 2013.

Cette condamnation s’insère dans une politique visant à criminaliser celles et ceux qui résistent à l’ordre établi, à l’ordre qui, lui, s’attaque réellement aux biens communs et à l’environnement, pour faire régner l’injustice, pour que grossissent sans cesse les profits qu’une minorité vole en profitant du travail de la très grande majorité de la population.

Une répression sociale et ségrégationniste

Vicente n’est pas un cas isolé ; à Porto Alegre même, six autres camarades sont poursuivis dans des conditions similaires, dans tout le Brésil, des manifestants et manifestantes sont poursuivis en « justice » et condamnés, des grévistes ont été licenciés, … Nous ne pouvons faire semblant d’ignorer que le pouvoir s’en prend particulièrement aux jeunes Noirs…

Depuis le début de l’année 2015, dans plusieurs villes il y a eu des mobilisations sociales très importantes, notamment contre les nouvelles augmentations des tarifs des transports. A chaque fois, la réponse se fait sous forme de charges policières, gaz lacrymogènes, tirs de balles en caoutchouc, arrestations. La répression ne fait pas taire le peuple brésilien.

Nous, organisations françaises membres du collectif de solidarité avec les mouvements sociaux au Brésil « La coupe est pleine », apportons tout notre soutien aux camarades victimes de la répression et dénonçons la condamnation infligée à Vicente.

Le 20 février 2015, Collectif la Coupe est pleine : AITEC/IPAM, Alternative Libertaire, ATTAC, CNT, CNT-SO, Droit Au Logement, Emancipation, Ensemble, France Amérique Latine, L’insurgé, NPA, No-Vox, Sortir du colonialisme, Union syndicale Solidaires.

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