De « gauche », comme de droite Le racisme d’Etat tue

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Sans-papiers : liberté de circulation, liberté d’installation

Des milliers de femmes et d’hommes vivent en France sans papiers. Du moins, sans papiers autorisant leur présence sur le territoire français. Être sans papiers, c’est n’avoir aucun accès aux prestations sociales, même avec des enfants ; c’est avoir peur de sortir de chez soi et de se retrouver en zone de rétention, même avec des enfants, puis dans un charter pour un pays quitté pour des raisons économiques ou politiques ; c’est n’avoir qu’un accès réduit à la santé mais c’est surtout être employable pour pas cher, dans des conditions d’exploitation totale.

Alors parce que :

- la possibilité d’exploiter cette main-d’œuvre tire les salaires et les conditions de travail de tous les salariées et de toutes les salariées vers le bas.
- les pays riches créent la misère du monde et ne peuvent donc pas refuser de l’accueillir
- le gouvernement se fout de nous en parlant de limiter rigoureusement l’immigration (les patrons ne peuvent pas se passer de leurs employé-e-s sans droits) et de réexamens bienveillants des dossiers (l’arbitraire des préfectures continue)
- rien n’autorise nos gouvernants à décider quelles personnes ont le droit de passer les frontières librement (les riches, blanches) et quelles personnes n’ont pas le droit (les autres...) Des papiers pour tous et pour toutes, sans condition et immédiatement.

Contre la répression

La répression contre les mouvements sociaux s’abat surtout sur des personnes dont l’origine familiale est africaine ou sur les personnes qui les soutiennent. Quelques exemples : un ouvrier de Daewoo accusé d’avoir incendié une usine : Kamel Belkadi ; la police agresse les grévistes de Mac Do, un gréviste est arrêté : Ryad ; la maison des ensembles de Paris est expulsée, des personnes ayant empêché le décollage d’un avion où avaient été embarquées des personnes expulsées vers le Mali. L’incarcération de José Bové est l’arbre qui cache la forêt.

Les lois sur la sécurité quotidienne (LSQ du PS) et sur la sécurité intérieure (LSI de Sarkosy) criminalisent les activités des jeunes hommes de banlieue et des pauvres, deux catégories où les personnes d’origine immigrées sont sur-représentées. La police, qui n’a jamais été vraiment inquiété en cas de meurtre de jeunes d’origine immigrée, a maintenant carrément un permis de tuer . En l’absence « d’ennemi » extérieur crédible depuis la chute du mur de Berlin, les gouvernements essaient de ressouder leurs peuples contre ce nouvel ennemi, pour éviter qu’ils ne se retournent contre eux. Et le lien entre cet ennemi intérieur et l’ennemi terroriste, mi-réel, mi-fictif, est rapidement fait par la propagande des médias.

Contre le racisme des autorités et de la police, soyons solidaires et soutenons les mouvements de lutte contre la répression et les meurtres impunis.


Délinquant(e)s de la solidarité

Soyons solidaires et prêts à enfreindre la loi « Toute personne qui (...) aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France ou dans l’espace international précité sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 €. » (Article 21 de l’ordonnance du 2 novembre 1945).

L’article 17 du projet de loi Sarkozy prévoit la confiscation pour les personnes physiques de tous leurs biens, meubles ou immeubles. L’article 18 prévoit la même chose pour les personnes morales (par exemple les associations ou les syndicats).Face à cet arsenal sécuritaire, Alternative libertaire appelle à signer la pétition des délinquants de la solidarité, pétition sur le site du GISTI, http://www.gisti.org-

 
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