édito

Édito : All eyes on Gaza




Au moment où nous bouclons ce numéro, les 428 passagers et passagères de la Freedom Flotilla arrêtées illégalement par Israël ont été libérées.

Ne nous leurrons pas sur cette libération : il n’est pas question pour le gouvernement d’extrême droite de Benjamin Netanyahou de se montrer magnanime, mais bien d’éviter un énième scandale médiatique sur les conditions de détention à l’œuvre dans l’État hébreu. Le dirigeant israélien, déjà visé par un mandat d’arrêt de la cour pénale internationale depuis 2 ans pour crimes contre l’humanité, dément les accusations de torture contre les prisonniers et prisonnières palestiniennes portées par les ONG et les médias. Régulièrement cependant, des témoignages relatent de viols et pratiques inhumaines, témoignages corroborés une nouvelle fois ces derniers jours par une vidéo montrant l’humiliation réservée aux militants et militantes de la flotille.

Après un nouvel enlèvement de ces dernières en eaux internationales, le ministre de la Sécurité nationale israélien s’est filmé souhaitant la bienvenue aux militantes et militants, maintenues agenouillées, les mains liées dans le dos et la tête sur le sol. Si cela a, pour une fois, fait réagir les dirigeants occidentaux sur les pratiques d’Israël, il est facile d’imaginer ce qui est ainsi réservé, hors caméra, au peuple palestinien en plein génocide.

Face à cette infamie, notre réponse ne peut aller que vers la solidarité avec le peuple palestinien et une affirmation toujours plus forte de nos luttes contre les frontières, l’extrême droite et son impérialisme.

UCL, 25 mai 2026

 
☰ Accès rapide
Retour en haut