Edito : Cadet Roussel a trois neurones

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Qu’est-ce qui a bien pu pousser Fabien Roussel, candidat du PCF à la présidentielle, à ânonner que « quand on ne bénéficie pas du droit d’asile on a vocation à rentrer chez soi » ? Qui plus est sur Cnews, le radio-Paris du XXIe siècle ?

On ne découvre pas aujourd’hui les relents xénophobes de certains dirigeants prétendument « communistes », qui, croyant parler aux classes populaires, se maquillent de la boue putride du national-chauvinisme. Et ce, pendant que les militant·es de leur parti se battent aux côtés des travailleurs et travailleuses sans papiers.

Ce qui est significatif, c’est la polarisation progressive à l’extrême droite d’une partie de la social-démocratie. Sur les migrant·es ou sur le sécuritaire, le glissement est permanent. Comme lors de la manifestation des policiers à Paris où les états-majors de la gauche défilèrent aux côtés des factieux, le secrétaire du PS allant même jusqu’à proposer un contrôle policier des décisions judiciaires.

Ce qui est inquiétant, ce n’est pas le délitement moral et politique de cette gauche. C’est la forme qu’il prend. Car il nous montre la capacité de l’extrême droite à imposer ses grilles de lectures. Et il nous montre que la lutte sociale doit se doubler d’une véritable lutte idéologique et culturelle, c’est-à-dire d’une lutte offensive, capable de démasquer les faux-semblants des idéologues de l’ordre social et de diffuser des grilles de lecture répondant aux aspirations des exploité·es

Union communiste libertaire, 26 juin 2021

 
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