Edito : Tout est à nous

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Le 19 mars toutes les confédérations, tous les syndicats appellent à la grève interprofessionnelle. Dans les boîtes, dans les bureaux, dans les services, la colère est sur toutes les lèvres.

Face à nous, un patronat arrogant, qui dans ses déclarations publiques, comme au quotidien, nous méprise.

Face à nous, un gouvernement cynique, la parfaite voix de son maître, qui, « droit dans ses bottes », n’a qu’un seul mot d’ordre : « sauvons les profits ! ».

Un gouvernement qui pense nous faire un cadeau lorsqu’il propose une « nouvelle » répartition des richesses produites : un tiers pour l’entreprise, un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salarié-e-s.

Mais qui bosse, jour après jour dans leurs usines, dans leurs bureaux ? Que pille-t-on ici comme ailleurs si ce n’est le travail des seuls vrais producteurs ?

Deux tiers pour les patrons et les actionnaires ce n’est que deux tiers des richesses produites par les salarié-e-s qui leur sont volés. C’est encore et toujours aux travailleurs et aux travailleuses de payer la crise.

Cette baffe assénée par Sarkozy, par un discours médiatique servile, par des banquiers, des patrons et des actionnaires gavés, ils et elles sont de plus en plus nombreux et nombreuses à la refuser, à vouloir relever la tête et cesser de tendre l’autre joue.

L’énergie est disponible pour une déflagration sociale de l’ordre de celles que nous avons connu, que nous avons bâti, en décembre 1995, en mai-juin 2003. Ne la gâchons pas.

Construisons une révolte à la mesure de notre colère.

Alternative libertaire, le 24 février 2009

 
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