Editorial : Les affaires, c’est les affaires

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Un bon scandale d’État…

Écoutes téléphoniques, valse de valise de billets et financements occultes : c’est bon, on est bien dans le meilleur de la cinquième République. Les séides de Sarkozy tombent comme des mouches et le remugle nauséabond des « petites-affaires-entre-amis » atteste une fois de plus de la pourriture qui émane de toutes les raisons d’État.

Car dans cette histoire, il y a aussi des morts dans le décor, un attentat de Karachi en guise de « dommage collatéral » supposé. On voit aujourd’hui une Justice arriver péniblement, près de 20 ans après les faits, à entrevoir un soupçon de vérité. Les entraves ne manquent pas quand il s’agit de protéger les hommes d’États et/ou les hommes d’affaires. Mais le grand-banditisme d’État ce n’est pas que des mallettes free-lance pour arroser des politiciens, concurrents interchangeables au service des intérêts du grand capital.

Le grand-banditisme d’État c’est aussi et surtout les licenciements dans le privé, les destructions d’emploi dans le public, la précarité, la flexibilité orchestrée, les plans d’austérité qui détruisent au quotidien la vie des millions de « petites gens » qui ne verront jamais la couleur d’un billet de 500 euros.

Et ça, il faudra plus que le sketch pathétique des primaires, beaucoup plus qu’une « alternance » rose-pâle, pour le mettre en accusation publiquement. Et il faudra aussi plus que des 11 octobre à répétition pour enrayer la machine, pour inverser le rapport de forces et reprendre l’avantage.

Alternative libertaire ; le 3 octobre 2011

 
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