Faire du 1er Mai notre point de départ

Nouvelle attaque macroniste contre les travailleurs et travailleurses : faire travailler les salarié.es des boulangeries et des fleuristes le jour de notre fête. Leur stratégie est simple, rogner, l’un après l’autre, tous nos conquis sociaux. Après la retraite, la sécurtié sociale, les allocations chomages, maintenant le 1er Mai.
La mobilisation intersyndicale unanime a contraint le gouvernement à reculer sur son projet de détricoter juridiquement la particularité du 1er Mai, un jour non seulement férié mais aussi le seul jour férié qui soit chômé et payé.
Cependant il n’a pas renoncé à modifier le code du travail d’ici au 1er mai 2027. Le gouvernement et les patrons ont trois objectifs :
- gagner un jour de production en plus. Même s’ils doivent payer double leurs salariés, les patrons y trouvent encore leur compte ce qui devrait d’ailleurs donner à réfléchir.
- calmer leurs salariés en lâchant l’équivalent d’une prime sans augmenter les salaires.
- détruire la conscience ouvrière en banalisant le 1er Mai pour en faire un jour férié quelconque, détaché de son histoire. Car, avant d’être décrété « Fête du travail » et jour chômé/payé sous le régime de Pétain, le 1er Mai était un jour de combat international des travailleurs et travailleuses pour la journée de huit heures. Un jour de grèves, de manifestations, d’insurrections, avec son lot de répressions et de fusillades, son lot de martyrs ouvrier.ère.s et syndicalistes, y compris en France. Voilà ce qu’ils veulent éradiquer définitivement.
La question n’est donc pas tant de préserver un jour de repos permettant parfois un « pont » vacancier que de redonner au 1er Mai sa force politique pour la classe laborieuse. Cela implique pour notre camp de construire des syndicats forts, capables d’assurer le rapport de force avec le capital et de bâtir un 1er Mai qui ne soit pas qu’une date de commémoration mais qui retrouve la centralité de la lutte.
Plus que notre fête, le 1er Mai 2026 doit sonner pour nous comme le signal de départ, non pour conserver nos conquis, mais pour en gagner de nouveau.
Le 1er Mai prenons la rue ! Dès le lendemain, organisons nous !
Union Communiste Libertaire, le 28 avril 2026.





