politique

Hécatombes en Méditerranée : pourquoi il faut ouvrir les frontières

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Un chalutier surchargé de migrantes et de migrants a chaviré entre les côtes libyennes et l’île italienne de Lampedusa. Le bilan pourrait être de 700 victimes, portant à 1.500 le nombre de morts dans cette zone depuis le 1er janvier 2015. A qui la faute ? Certes, il faut incriminer les réseaux mafieux qui dépouillent des dizaines de milliers de migrants d’Afrique subsaharienne avant de les envoyer à la mort. Mais l’Union européenne porte aussi une lourde responsabilité. Elle engendre cette situation en s’obstinant à clore ses frontières. Une clôture qui n’endigue rien, et ne fait que créer de la mort et de la misère. Il est une seule solution à tous ces drames : la liberté de circulation.

Depuis des années, Alternative libertaire explique pourquoi il faut en finir avec le mythe de « l’invasion », ouvrir les frontières et rétablir le cours normal des flux migratoires en restaurant la liberté de circulation.

En 2010, elle a même mené sur ce sujet une campagne commune, avec plusieurs organisations communistes libertaires européennes.

Peu de forces politiques osent tenir un tel discours, qui va à l’encontre de la psychose généralisée sur la question migratoire. Parmi elles, il faut signaler le Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti), avec de solides arguments.

Même des chercheurs ayant un point de vue et des objectifs qui n’ont rien de révolutionnaire constatent l’inanité de la clôture (fictive) des frontières, et plaident pour la liberté de circulation.

En apprenant qu’un nouveau bateau était en train de sombrer, avec à son bord 300 personnes, un rassemblement a été convoqué à Paris le 20 avril à 19 heures, place de la République, en solidarité avec les migrantes et les migrants, et pour dénoncer la politique de clôture des frontières européennes.

 
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