Tract AL

Hollande recule devant les patrons en colère, il reculera devant les travailleurs solidaires !

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Les mobilisations se multiplient contre le gouvernement socialo-vert. Mais tous ceux qui se mobilisent n’ont pas forcément les mêmes intérêts. Les salarié-e-s n’ont aucun intérêt commun avec les patrons, pas plus que les petits agriculteurs avec les champions du productivisme agricole. Alors pour imposer nos revendications de travailleurs, renforçons et unifions nos luttes.

La Bretagne a connu, le 2 novembre, une manifestation historique dite des « bonnets rouges ». L’appel à manifester était parti du comité pour l’emploi de Carhaix, composé de salarié-e-s de l’agro-alimentaire en lutte contre les résultats des politiques productivistes et de la voracité des vautours capitalistes.

Les gros agriculteurs (FNSEA) et patrons (Medef) de Bretagne, les mêmes qui licencient les ouvrières et les ouvriers, ont eu le culot d’appeler à cette manifestation et d’en détourner les mots d’ordre pour les centrer sur l’écotaxe, prétextant que celle-ci les obligerait à supprimer des emplois. L’UMP et le FN se sont engouffrés dans la brèche et ont également appelé à la manif.

C’est ainsi que les travailleurs bretons se sont fait voler leur manif, faute d’indépendance et d’unité suffisantes. Mais comment accepter pour autant que Mélenchon les traite d’« esclaves » ?

Ne nous trompons pas d’amis !

En vérité, les patrons et les gros agriculteurs sont français un jour, européens le lendemain et bretons brusquement mais ne défendent qu’un intérêt : le leur.

Les patrons se plaignent mais bénéficient en réalité cacher qu’elle est en train de conclure avec le gouvernement une réforme des aides agricoles qui ne bénéficiera qu’aux gros exploitants ultraproductivistes et qui va faire couler un peu plus les petits paysans. L’UMP, qui a inventé l’écotaxe sous Sarkozy, et le Front national espèrent tirer les marrons du feu en se présentant comme amis des classes populaires, mais ils défendent en réalité un capitalisme qui écrase aussi bien les salariés que les artisans, paysans et petits commerçants.

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Comme si le fait que le patron soit français, breton ou étranger changeait vraiment la donne !

Solidarité de classe

Depuis son arrivée au pouvoir, Hollande multiplie les cadeaux au patronat : en cassant notre système de retraites, en accélérant les licenciements avec l’accord national interprofessionnel, en cédant à toutes les mobilisations de petits patrons.

Montebourg est là pour faire passer la pilule en faisant le tour de France pour faire des promesses aux boîtes en difficulté et raconter aux salarié-e-s que s’ils se tiennent à carreau, il leur trouvera un repreneur, mais des que ça devient un peu sérieux comme à ArcelortMittal Florange, il s’écrase face aux patrons ou à Ayrault. Du coup, les patrons en demandent toujours plus.

Mais il ne recule jamais sur une mesure anti-ouvrière (ANI, retraites, TVA…) ou sur sa politique raciste à l’encontre des Roms et des sans-papiers. Pourtant les luttes se multiplient aussi dans le monde du travail : contre la nouvelle vague de fermetures d’entreprises, contre le blocage des salaires, contre la réforme des rythmes scolaires qui n’a rien à voir avec une réforme pédagogique mais avance vers une municipalisation progressive du système éducatif… mais pour l’heure, ces mobilisations restent éparpillées.

C’est en construisant la convergence de ces mobilisations sur des bases clairement anticapitalistes qu’on mettra les patrons hors de nos manifs. Nous ferons alors, nous aussi, reculer le gouvernement et nous dessinerons la route vers une société libérée de l’exploitation patronale.

 
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