Écologie

Impérialismes : G7 fasciste, riposte libertaire !




Le G7 aura lieu à Évian du 15 au 17 juin 2026. Un groupement qui ne promet que renforcement des intérêts de la classe bourgeoise capitaliste par des projets impérialistes prédateurs. L’Union communiste libertaire sera présente le 14 juin à la manifestation organisée à Annemasse pour dénoncer l’hypocrisie de ces gouvernements qui exploitent, qui sont de plus en plus autoritaires, au détriment des peuples, et rappeler toute l’urgence d’une alternative révolutionnaire !

Cette année, c’est la France qui reçoit « le groupe des 7 » à Évian. Du 15 au 17 juin 2026, Macron et ses équivalents se réunissent pour échanger autour du « renouvellement des partenariats internationaux et de la solidarité, ainsi que la réduction des déséquilibres macroéconomiques mondiaux ». Une confirmation, s’il en fallait une autre, que les questions climatiques sont belles et bien sorties des esprits des dirigeantes.

Cependant, il y a quelques semaines, fin avril, se tenait le « G7 environnement » où les ministres de l’environnement de ce même groupe se sont réunies. Les sujets de discussions ? Nombreux, mais sans le climat. Après tout, qui se sent concernée par le dérèglement climatique en 2026 ?
Certainement pas Trump, le climatosceptique en chef, qui déclare que les discussions autour des énergies fossiles sont une ligne rouge de sa venue à Évian. C’est donc pour faire plaisir à l’homme orange, et aux intérêts capitalistes qu’il représente, que le reste des nations concernées n’ont rien dit, rien fait.

Les sujets qui fâchent

Cette ligne rouge autour des énergies fossiles ne sort évidemment pas de nulle-part. Si on a l’audace de proposer de réduire l’utilisation du pétrole, du charbon ou du gaz, la galaxie MAGA s’embrase et rejette en bloc tous les arguments. Pas étonnant quand on se rappelle qu’à peine arrivé au pouvoir, Trump annonçait retirer les États-Unis des accords de Paris, qu’il s’est débarrassé des scientifiques qui étudient le climat dans son pays, et qu’il a démantelé tout un tas de lois protégeant l’environnement, notamment des espaces protégés qui abritaient l’or noir tant convoité.

Malgré tout, il faut reconnaître que la plupart des politiciens internationaux, souvent plus adeptes du greenwashing que du climato-scepticisme, critiquent le régime états-uniens pour ses prises de positions. Alors pourquoi ne pas assumer et confronter Trump ?

À ce stade, il est utile de rappeler une évidence : nos dirigeants, qu’ils soient élus ou à la tête d’entreprises, sont dictés par des intérêts de classe et ne cherchent qu’à conserver ou renforcer leur pouvoir. Il faut alors se demander quels sont les intérêts de la classe bourgeoise capitaliste à vouloir rompre avec Trump et donc avec une des plus grosses puissances économiques du moment. La réponse est simple : aucun intérêt. En réalité ça les arrange de se cacher derrière un prétendu besoin d’être allié aux États-Unis. Et au-delà de la peinture verte des discours et déclarations des chefs d’entreprises, les toutes petites mesures à peine contraignantes établies par les accords de Paris les empêchent de gratter toujours plus de marge et de profit sur notre dos. Il en était de même il y a quelques années avec les tech-bros et leur vernis progressiste qu’ils ont rapidement retiré pour s’aligner avec la misogynie, le racisme, la transphobie et contre tout ce qu’ils qualifient de « wokiste » dès le retour des sphères MAGA au pouvoir. Les intérêts des bourgeois ne seront jamais alignés avec les nôtres.

Les liens entre extrême droite et capital ne sont plus à démontrer et c’est leur alliance qui permet l’accession au pouvoir des gouvernements autoritaires. C’est le cas avec la complicité des grands patrons de presse et de communication (Stérin, Bolloré...). Mais aussi avec le retour des frontières aux limites de l’Europe, des murs de la honte entre Israël et la Palestine, l’augmentation des effectifs et actions de la milice de l’ICE par Trump, l’augmentation du nombre de CRA pour enfermer les migrantes et migrants qui auraient réussis à survivre aux traversées meurtrières des mers et océans afin de fuir des pays tyranniques et autoritaires et de voir leurs vies changer et s’améliorer.

Les politiques des capitalistes marchent main dans la main avec des politiques colonialistes et impérialistes en poursuivant des guerres sur plusieurs terrains mondiaux (sur le continent africain, dans la région du Moyen-Orient, en Ukraine, en Palestine, au Kurdistan…) semant la mort d’innocentes et captant des terres dans une logique de mise à pied des peuples. C’est le cas notamment en Palestine où de plus en plus de colonies sont installées en Cisjordanie par Israël avec l’aval et l’armement des États -Unis malgré l’interdiction de l’ONU. La complicité des états occidentaux permet de piétiner le droit international et le droit aux peuples de s’autodéterminer.

Contre-sommet contre le G7 à Biarritz en 2019.
Wikimedia/Ekinklik

Inversons le rapport de force !

Tout le monde le sait, le voit et le ressent, le dérèglement climatique est déjà là et les conditions de vie sur terre ne vont pas en s’améliorant. Le fossé entre les plus riches et le reste du monde se creuse de plus en plus. Mais ne nous inquiétons pas car pour contrer ces mauvaises nouvelles, des objectifs sont fièrement énoncés. L’ONU a même 17 objectifs de « développement durable », connus et signés par ses membres depuis 2017. En réalité, pas besoin de lire les rapports pour s’apercevoir que ce n’est pas à la hauteur de la crise que nous subissons.

Prenons l’objectif 6, qui concerne l’accès et la gestion de l’eau potable pour tout le monde. Avons-nous l’impression qu’on l’aura atteint d’ici 4 ans ? Ce sont 2,1 milliards de personnes qui n’ont pas accès à de l’eau potable. Environ 106 millions de personnes boivent de l’eau de surface, donc non traitée. Et en parallèle les datacenters fleurissent et consommeront bientôt 1200 milliards de litres d’eau par an (pour la construction des centres, de l’électricité nécessaire à son fonctionnement et au refroidissement des serveurs). Tout ça pour la course à l’Intelligence Artificielle. Une course effrénée vers un objectif flou, mais qui parle aux investisseurs et qui arrange les politiques autoritaires pour accentuer le contrôle social et sécuritaire des masses, produire des images et des récits de désinformation, renforcer le complexe militaro-industriel.

Face à cette Internationale réactionnaire les communistes libertaires ne peuvent rester indifférentes, c’est pourquoi il est important de s’organiser collectivement afin de porter notre vision alternative à ces projets mortifères d’une poignée de dirigeants voulant nous imposer leur vision sur l’avenir de nos vies.

Notre projet d’autogestion anti-autoritaire, de libertés individuelles et collectives est plus fort que leur cauchemar annoncé, c’est pourquoi l’Union Communiste Libertaire sera présente à Annemasse lors de la manifestation du 14 juin 2026 à l’appel du collectif NOG7, pour qu’enfin ce monde change de paradigme et que la paix et la liberté soient à l’ordre du jour !

UCL Grenoble

 
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