politique

Interdictions de manifester : la répression monte encore d’un cran

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Des dizaines de militantes et de militants se sont vu interdire de participer aux manifestations du 17 mai dans plusieurs villes de France (Paris, Lyon, Nantes…).

La police a débarqué au domicile de ces personnes pour leur remettre une notification de la préfecture leur interdisant de se rendre dans les manifestations de leurs villes. Cette mesure liberticide est facilitée par l’état d’urgence, ce fameux état d’urgence servilement approuvé par 900 parlementaires sur 906, dont tous ceux du Front de gauche, rappelons-le, et que l’Assemblée nationale s’apprête à proroger. La police qualifie de « préventive » cette mesure liberticide, pour empêcher d’« éventuelles violences ».

Encore une fois, comme lors de la mobilisation contre la Cop 21, le gouvernement instrumentalise la lutte antiterroriste pour bâillonner les luttes sociales. Alors qu’il est à la peine et complètement isolé pour faire passer la loi Travail, il ne peut compter que sur la mesure autoritaire de l’article 49.3 et sur le maintien de l’ordre par la force.

Alternative libertaire dénonce ces mesures. Depuis des semaines, les violences policières sont systématiques contre les manifestantes et les manifestants : mutilations, intimidations, gazages. Cette répression est le signe que le gouvernement a peur. Il craint d’être débordé par une extension des grèves, des actions et des manifestations dans une semaine qui s’annonce cruciale.

Que ses craintes soient justifiées ! Partout il faut étendre la mobilisation et descendre dans la rue. Partout il faut résister à la répression et aux intimidations. Partout il faut exiger la levée immédiate de l’état d’urgence et l’arrêt des poursuites.

Alternative libertaire, le 17 mai 2016

Paris, le 12 mai 2016.
cc Vincent Nakash/AL Paris-Sud
 
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