Antipatriarcat

Journées d’été rouge et noir : Du pain sur la planche !

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Les journées d’été rouges et noires ce sont tenues à Bécours dans l’Aveyron du 26 au 31 juillet. La journée du 30 était consacrée à l’antipatriarcat. Au programme de l’histoire, des ateliers, une AG plénière, une invitée, des espaces de travail en non-mixité choisie.

Jamais aucune histoire du féminisme libertaire n’avait encore été produite. De l’auto-organisation des femmes prolétaires au sein du mouvement ouvrier en passant par les grands mouvements révolutionnaires ici et à l’international, notre féminisme est riche de ses conquêtes, de ses luttes et de ses expérimentations. À la suite d’un atelier sur le mouvement du féministe libertaire lors des journées fédérales de l’UCL dans l’Aveyron en juillet dernier, un groupe de militantes a commencé la rédaction d’une brochure.

Lors de la journée consacrée à l’antipatriarcat, le groupe de travail LGBTI a proposé un atelier, proposant à la fois de sensibiliser aux LGBTIphobies dans la société et nos organisations et d’échanger sur les luttes et mobilisations de 2021. Cet atelier a permis le partage d’idées pour améliorer nos traitements et interventions sur ces questions durant les journées d’été, à l’intérieur de l’UCL et au travers les contre-pouvoirs dans lesquels nous sommes investi·es.

Théories féministes et violences gynécologiques

Un autre atelier est revenu sur les questions du féminisme matérialiste et de l’analyse intersectionnelle [1]. Si notre féminisme semble résolument ancré dans sa dimension matérialiste [2], l’universalisme concret tel que l’aborde l’analyse intersectionnelle s’est avéré tout autant pertinent.

Nina Faure a été notre invitée pour cette édition, à travers la projection de son film Paye pas ton gynéco [3] et la présentation le soir de la ré-édition de Notre corps, nous-mêmes  [4] par un collectif d’autrices dont Nina fait partie, suivi d’un atelier en non-mixité le lendemain. En parallèle de cet atelier, s’est tenu un espace de travail également en non-mixité sur la question de nos commissions locales et de nos fronts de lutte sur les questions anti-patriarcales. Des espaces de coordination sont en cours d’élaboration.

Notre assemblée générale plénière a proposé un bilan de notre intervention politique sur ce champs, en lien avec les autres commissions de l’UCL. De nombreuses pistes de réflexion ont été ouvertes, reste à les valider et à les concrétiser (fédéralisation de dates clefs, réferent·es de groupe, campagnes, rencontres, axes de travail pour la rentrée, intervention dans les contre-pouvoirs auxquels nous participons ou que nous initions, initiatives et interventions locales à la ville comme à la campagne etc.). Nous sommes bien parti·es, beaucoup reste à faire, rejoignez-nous.

Anne (UCL Montpellier) et Rîm (UCL Toulouse)

[2« Détruire le patriarcat », in Manifeste de l’UCL.

[4« Réédition d’un classique : « Notre corps, nous-mêmes », Alternative libertaire n°304, avril 2020.

 
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