L’ONU, anticoloniale ?

Le 14 décembre est désormais une date marquante du calendrier : tout juste désignée comme Journée internationale contre le colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations par les Nations unies, elle vise à réaffirmer le principe universel de droit à l’autonomie des peuples et les objectifs de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, adoptée elle-aussi un 14 décembre sous l’impulsion de l’URSS.
La résolution, à l’initiative de 23 pays majoritairement sur le continent africain, n’a cependant pas fait l’unanimité lors du vote : les États-Unis et Israël s’y sont opposés et 54 nations se sont abstenues, dont la France et la totalité des nations européennes.
Aujourd’hui, 17 territoires sont encore considérés comme non-autonomes par l’ONU, dont le Fenua (Polynésie française) et la Kanaky (Nouvelle-Calédonie) sous « puissance administrative » française. Si l’ONU incite à employer cette nouvelle journée mondiale comme l’opportunité d’organiser l’information et les luttes contre la colonisation, n’oublions pas celles à mener face à l’État français, comme le rappelait en janvier dernier le premier congrès du Front internationalde décolonisation (FID) qui réunissait des délégations kanak, guadeloupéennes, martiniquaises, guyanaises, polynésiennes et corses pour unir les forces anticolonialistes et souligner « l’urgence de la souveraineté [des] peuples ».
UCL, 21 décembre 2025





