Communiqué UCL

L’épidémie progresse, le mépris du gouvernement aussi !

Version imprimable de cet article Version imprimable


Alors que le covid circule plus que jamais, le gouvernement, à nouveau en dessous de tout, choisit encore une fois un autoritarisme borné. L’Union communiste libertaire continue de réclamer, bien au contraire, qu’on fasse confiance aux travailleur·ses et qu’on les protège. En particulier, la santé et la recherche publique, deux secteurs clés pour sortir de la crise, ont besoin de bien plus de moyens.

Nous avons atteint le plus haut pic de contamination jamais atteint. Le plus haut pic, enregistré alors en avril 2020 faisait état de plus de 32000 cas (certes largement sous-estimés car en avril 2020 nous étions confiné·es, très peu de tests étaient réalisés et nous n’étions pas vacciné·es). Ces dernières 24h, on a recensé plus de 208 000 nouveaux cas de contaminations avérées.

Des mesures autoritaires tous azimuts

Face à cela, le pass sanitaire devient pass vaccinal et désormais il n’y a plus que 3 mois entre la seconde et la troisième dose. Mais les moyens ne sont pas là. Il était déjà très difficile d’avoir un rendez-vous pour une troisième dose : puisque nous nous sommes toutes et tous vacciné en même temps, nous avons toutes et tous besoin du rappel en même temps. Il faut donc des moyens humains avant de parler de trois, cinq ou sept mois. Le pass vaccinal est une punition que beaucoup d’entre nous subirons alors que l’entière faute revient au pouvoir dont les mesures autoritaires ne cachent pas leur incompétence.

La stratégie « tester, tracer, isoler » est abandonnée. Le gouvernement préfère la diminution du délai d’isolement (« il y a trop de cas » !), l’interdiction de consommer debout (assis le virus passerait au-dessus de nos têtes ?), l’interdiction de boire et manger notamment dans les transports en commun et les complexes sportifs, le retour du masque en extérieur. En revanche les meetings politiques eux ne sont pas concernés par les mesures... La seule mesure qui semble faire sens est l’obligation « si possible » de 3 jours de télétravail par semaine, mais seuls 22% des emplois sont télétravaillables. On comprendra donc qu’on laisse à nouveau les salles de cours ouvertes pour que les parents aillent au travail. Il n’y a toujours aucun moyen supplémentaire pour les hôpitaux [1] ou pour la recherche publique, pas de réouverture des milliers de lits fermés, les soignant·es sont abandonnés à leur surmenage avec 100 Euros de prime pour les infirmier·es (des miettes pour calmer la grogne), les personnels de recherche sont toujours contraints de passer le temps qu’ils devraient consacrer à la recherche scientifique à de la recherche… de financements.

Libérons les vaccins des crocs capitalistes !

Notre organisation a toujours défendu la vaccination de masse. Toutefois nous maintenons que sans levée des brevets, jamais un niveau de vaccination mondiale suffisant ne sera atteint et les variants continueront à apparaître. Parce qu’il est immoral que le capitalisme s’engraisse sur nos maladies, nous réclamons la levée de tous les brevets médicaux, la libre mise à disposition des moyens de fabriquer les vaccins pour tous les pays du monde. Les vaccins ont pour beaucoup été développés grâce aux subventions publiques, raison supplémentaire pour laquelle ils doivent être un bien public.

Des moyens matériels et la lutte !

Nous, militant·es de l’UCL, exigeons des protections pour les travailleur·euses, à commencer par la distribution automatique de masques FFP2 et l’installation de systèmes d’aération dans tous les lieux de travail, de l’école à l’usine. Il faut aussi repousser la rentrée des classes d’au moins une semaine pour laisser le temps aux personnels de l’Éducation nationale de s’organiser, et cela implique nécessairement de donner aux parents un congé afin de pouvoir garder les plus jeunes. De même nous encourageons les travailleurs et travailleuses à exercer leur droit de retrait dès lors que la situation devient critique. Dans cette période plus que toutes les autres, la syndicalisation de toutes et tous est notre plus grande arme pour lutter face à un État au service du capital. Les élections arrivent et, nous le savons, l’État voudra le moins de vagues possible. Alors usons de la grève et du droit de retrait pour les faire plier !

Le gouvernement sacrifie nos vies au nom du profit, des morts auraient pu être évitées. Nous adressons notre soutien aux travailleur·euses exposés au virus, ainsi qu’aux victimes et à leurs proches.

Union communiste libertaire, le 29 décembre 2021 .

 
☰ Accès rapide
Retour en haut