Le Point P (Paris) : contre-pouvoir ou repaire de bobos ?

Version imprimable de cet article Version imprimable


En plein Forum social européen (FSE), le réseau No Vox (sans-voix), composé d’Agir ensemble contre le chômage, Apeis, Droit au logement et Droits devant !! organisait une action qui aboutissait à l’occupation des locaux de la plate-forme Point P au 192, quai de Valmy dans le Xe arrondissement de Paris, locaux précédemment occupés par une imprimerie. Le but de cette action d’occupation était d’ouvrir un lieu de culture et de contre-pouvoir permettant d’organiser des réunions, assemblées, rencontres, expositions, spectacles, concerts... en s’adressant au Paris populaire comme à la banlieue toute proche.

Un projet qui n’est pas du goût de la mairie de Paris qui avait conclu en octobre 2003 une convention avec l’association Usines éphémères pour créer à cette même adresse un lieu culturel branché... plutôt bobo.

L’occupation qui s’est poursuivie jusqu’à la mi-janvier a débouché sur l’ouverture de négociations entre les No Vox et la Ville de Paris, elle a également permis de mettre au centre de la négociation la mise à disposition des anciennes Pompes funèbres du 104, rue d’Aubervilliers (Paris XIXe) à deux pas des locaux d’Alternative libertaire. 6 000 m2 dont No Vox souhaite faire un centre social à vocation culturelle et associative de lutte. Un lieu qui nécessiterait de lourds travaux, point également au cœur des discussions. À l’heure où nous bouclons cette édition, elles se poursuivent et leur issue est incertaine tant il est vrai que pour Christophe Girard, l’adjoint à la culture Vert de Delanoë, le projet de No Vox contredit totalement la politique culturelle et urbaine de la mairie de Paris, tournée principalement vers les classes moyennes. À suivre donc.

 
☰ Accès rapide
Retour en haut