Le droit au logement opposable, c’est la réquisition des immeubles vides maintenant

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Ces dernières semaines les luttes des sans-logis et des mal-logés, avec notamment les campements des « Enfants de Don Quichotte » Canal Saint-Martin à Paris ainsi que dans plusieurs villes du pays et l’occupation d’un immeuble rue de la Banque près de la bourse de Paris, sont venues rappeler l’actualité de la revendication du droit au logement pour toutes et tous. Après des années de dégradation des conditions d’accès au logement des classes populaires et de répression contre les luttes des sans-logis et à quelques mois des échéances électorales, Jacques Chirac fait mine de se réveiller et demande au gouvernement de mettre en œuvre le droit au logement opposable.

La promesse de Villepin d’un droit au logement opposable mis en place entre 2008 et 2012, si elle est un jour appliquée, est largement insuffisante et tient pour l’instant de la poudre aux yeux pour désamorcer le conflit en cours. Que vaut l’annonce d’une telle mesure alors que dans le même temps la politique antisociale s’intensifie et jette des milliers de sans-emploi, de travailleurs pauvres, de familles des classes populaires dans la précarité et dans la rue ? Le gouvernement n’est sensible qu’à un seul langage : l’action directe et le rapport de force. Pour obtenir satisfaction les sans-logis, les mal-logés et leurs soutiens doivent continuer dans cette voie.

Alternative libertaire apporte son soutien aux actions et aux luttes en cours pour le droit logement et réclame :
- La réquisition immédiate des immeubles et logements vacants
- La baisse des loyers
- L’arrêt des expulsions sans relogement

Alternative libertaire, le 4 janvier 2007

 
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