Édito

Le vieux monde se meurt




Le feuilleton municipal touche à sa fin, les partis comptent leurs points, les médias commentent. Une élection marquée avant tout par la progression continue de l’abstention.

Partout, et à plus forte raison dans les campagnes, la population se détourne des urnes. Sur les plateaux télé, on s’interroge sur un « rejet des politiques ». Mais si plutôt que des élues, le problème ne venait pas plutôt de la démocratie bourgeoise et libérale ? Et si à force d’y goûter, les masses populaires avaient justement fini par comprendre que le problème ne venait pas du casting ?

Dans certaines villes, l’appel à barrer la route à l’extrême droite par le vote à été fort, en particulier à Marseille où le candidat RN a été abondamment présenté comme étant au bord de la victoire. Il finira battu avec plus de 14 points d’écart, et sans une mobilisation massive : 45 % d’abstention, seulement 3 points de moins qu’au premier tour. Miracle de l’illusion des cadrages médiatiques.

Mais qu’on se s’y trompe pas : cette élection marque à nouveau une progression réelle, lente mais continue de l’extrême droite, qui s’implante toujours plus localement.

Tout laisse entrevoir une crise du libéralisme, dont le désastre des politiques est devenu une évidence. Mais alors que l’alternative proposée par les fascistes est claire, le camp des révolutionnaires peine à faire émerger ses propositions et à trouver un écho populaire. C’est pourtant le seul espoir d’écourter ce clair-obscur avant que les monstres n’en surgissent pour de bon.

UCL, 24 mars 2026

 
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