Mémoires

Lire : Bonnaud, « Carnets de luttes d’un anarcho-syndicaliste »

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C’est dans l’optique de réhabiliter l’histoire ouvrière d’Angers-Trélazé que le Centre d’histoire du travail de Nantes a édité le journal d’une importante figure syndicaliste du Maine-et-Loire, François Bonnaud (1896-1981), grâce au travail de l’historien Christophe Patillon et de militants angevins.

François Bonnaud, qui se présentait comme « anarchiste, syndicaliste, antimilitariste, pacifiste, anticlérical, hygiéniste et néo-malthusien » a rédigé son autobiographie pour sa fille. Il y retrace sa jeunesse dans les campagnes angevines, sa condition de soldat pendant la Première Guerre mondiale, sa vie de receveur des postes en Indre-et-Loire.

L’élément le plus intéressant de ce récit concerne sa brève adhésion au Parti communiste en 1921 et son implication dans la CGTU. Un engagement qui l’a amené à participer en 1928 au congrès de l’Internationale syndicale rouge (ISR) à Moscou, durant lequel il parvient à rencontrer clandestinement quelques figures de l’opposition au régime soviétique. Resté fondamentalement libertaire, il combattra ensuite la mainmise communiste sur les syndicats. Il finira d’ailleurs sa « carrière militante » à FO, comme la plupart des anarcho-syndicalistes angevins de l’époque.

La dernière partie de ces carnets – une chronique quotidienne de la Seconde Guerre mondiale – est beaucoup moins pertinente. On sent que François Bonnaud n’est plus acteur mais spectateur.

Guillermo (AL Angers)

François Bonnaud, Carnets de luttes d’un anarcho-syndicaliste (1896-1945), Centre d’histoire du Travail, 2008, 20 euros.

 
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