Marg bar Dīktātor !

Depuis le 28 décembre, le peuple iranien se révolte face à la République islamique qui dirige le pays depuis plus de 40 ans. Ce soulèvement est le fruit d’une misère économique de plus en plus grande, mais aussi et surtout de décennies de répression politique, sociale et culturelle, et de l’oppression exercée par un régime intégriste d’extrême droite sur le peuple iranien, et tout particulièrement les femmes.
Ce même régime répond par une répression d’une immense violence et par une politique délibérée de terreur. À l’heure où nous écrivons, on fait état de plus de 10000 mortes, malgré la tentative du régime de bloquer l’information par la fermeture totale du pays et la coupure d’internet : les massacres se déroulent à huis clos. Des milliers d’arrestations ont également eu lieu, risquant de déboucher sur des procès expéditifs et des centaines d’exécutions.
Ce mouvement n’est pas le résultat d’une influence étrangère, comme cherche à le faire croire le gouvernement iranien, mais de la volonté du peuple de briser ses chaînes : au côté du slogan « Jin, Jîyan, Azadî » – « Femme, Vie, Liberté » –, résonne celui de Marg bar Dīktātor : Mort au Dictateur. Ensembles, ils portent la volonté d’abattre le pouvoir autoritaire de la république des mollahs, et l’espoir de voir émerger une société libre.
Les États-Unis restent en embuscade, et le fils de l’ancien chah cherche déjà à se présenter en homme providentiel. Mais l’émancipation du peuple iranien ne viendra pas d’une ingérence étrangère, ni d’un nouveau dictateur. Face à la répression de l’État iranien, c’est la solidarité des peuples qui doit primer : affirmons partout notre soutien au peuple iranien dans son combat pour son émancipation !
UCL, 24 janvier 2026





