Nécrologie : Jean Ferrat

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Jean Ferrat est mort le 13 mars dernier, par un beau soir d’hiver, au pied de la montagne ardéchoise. Le chanteur avait commencé sa carrière au début des années 1960. Ses textes, poétiques et politiques, s’inscrivaient « dans la réalité de la foule chantant ». Car les œuvres de Jean Ferrat sont populaires, au sens fort du terme : elles ont le peuple pour sujet. Faut-il rappeler alors ce qui divise ? Aujourd’hui, les rivalités entre les « staliniens zélés » (dénoncés en 1981 dans Le Bilan) et les « dangereux gauchistes » semblent plus lointaines. Et Ferrat n’a pas seulement été le compagnon de route, parfois critique, du PCF. Il a aussi su trouver les mots pour fredonner et donner à fredonner ce qui unit encore aujourd’hui tous les communistes, des fédérés de 1871 au printemps de 1968.

Contrairement à tant d’autres, Ferrat n’a jamais voulu retourner sa veste ni se résigner. « Fidèle à l’esprit qu’on a vu paraître avec la Commune », le vieil homme a dû boucler ses valises. Sans attendre que ne refleurissent, bientôt, les cerisiers.

Boris (AL Paris Sud)

 
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