Nécrologie : Toni Alvarez

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Il y a des phrases que l’on a du mal à écrire, de celles qui vous vrillent le cœur et vous font venir les larmes.

Toni, c’était notre ami, un compagnon de route et souvent une référence. Fils de l’Espagne antifranquiste, militant de premier plan du mouvement antimilitariste au travers du comité des objecteurs toulousains dans les années 1970 mais aussi féru d’éducation, il a introduit une note libertaire au sein des Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (Cemea). Membre de l’Organisation révolutionnaire anarchiste (ORA) puis de l’Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL) dans les années 1980, il était toujours, ces dernières années membre des Ami-e-s d’AL. Il avait participé à la revue trimestrielle d’Alternative libertaire, Débattre, réalisé la maquette du périodique libertaire toulousain Le Coquelicot, monté l’atelier d’édition Petits Papiers avec sa compagne Pascale.

Encore les livres, les mots ajustés les un aux autres, faire en sorte que la pensée circule toujours en rouge et noir comme ses convictions et ses combats.

Le dernier l’aura emporté à 62 ans un soir de juin. Durant le congrès d’AL, à la mi-mai, nous le savions au plus mal et lui avions transmis, au nom de toute l’organisation, nos fraternelles salutations.

Toni nous laisse le vide de l’amitié, des coups de gueules et des projets qui s’arrêtent.

Alors, même si l’on dit souvent que le spectacle continue, c’est juste pour se rassurer afin que personne n’éteigne la lumière.

Aujourd’hui, la Ville rose s’est assombri et nous avons le vague à l’âme. Salut Toni.

Biquet et Robert (AL Toulouse)

 
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