Pour la Palestine, contre le génocide : faisons du 29 novembre un raz-de-marée !

Après le « cessez-le-feu » et l’infâme « plan Trump » adopté par l’ONU ce 18 novembre, il faut plus que jamais garder nos yeux tournés vers la Palestine. Il ne s’agit pas d’un arrêt du génocide, mais de sa continuation par d’autres moyens. 53% de Gaza est désormais directement sous le contrôle de l’armée d’occupation : un fait accompli officiellement « temporairement », mais tout indique qu’Israël a l’intention de le pérenniser.
La « ligne jaune » qui marque cet espace occupé est complètement fictive, et ses contours sont flous, mais elle a des conséquences très concrètes puisque l’occupant assassine systématiquement les Palestiniennes qui s’en approchent. Le « cessez-le-feu » lui-même a déjà été violé à de multiples reprises par l’État israélien, assuré de son impunité lorsqu’il continue, régulièrement, à bombarder Gaza.
En Cisjordanie, les violences pogromistes des colons, commises avec la bénédiction et parfois la participation directe de l’armée, sont particulièrement intenses ces dernières semaines. La tactique est connue : harceler les Palestiniennes pour les forcer à fuir leur terre. Parallèlement, des dizaines de milliers de prisonnieres personnes sont toujours enfermées dans les prisons coloniales, dans des conditions inhumaines : les négligences médicales, la sous-alimentation, les humiliations, les coups, les viols, la torture quotidienne, sont maintenant très documentés et montrent la mise en place d’un système concentrationnaire de torture de masse. Parmi les otages palestiniennes, Hussam Abou Safyia dont l’arrestation en décembre dernier avait ému le monde, et plus de 80 médecins et personnels hospitaliers, sont toujours torturés. Leur seul crime : avoir osé soigner et protéger les vies palestiniennes.
En France, le « cessez-le-feu » sert de prétexte à normaliser toujours plus l’État génocidaire : ainsi, malgré un refus initial, un stand israélien est bien exposé au salon de l’armement Milipol, au motif que le cessez-le-feu aurait modifié la situation ! Les armes testées sur les civils palestiniennes et qui servent à leur génocide sont donc vendues, aux côtés de celles qui servent à l’écrasement du peuple soudanais. La répression des militantes de la solidarité et même de toute expression critique de la politique israélienne reprend de plus belle pour masquer cette politique dégoûtante. Du placement de notre camarade Omar Alsoumi en garde-à-vue à l’annulation d’un colloque sur la Palestine au collège de France, tout semble permis contre les Palestiniennes et celles et ceux qui osent dénoncer leur destruction.
C’est dans ce contexte qu’intervient le 29 novembre, proclamée « Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien ». Cette date est l’anniversaire funeste de la résolution 181 de l’ONU, qui proclame le 29 novembre 1947 le « plan de partage » de la Palestine et la légitimation internationale du colonialisme sioniste. Les frontières proclamées dans cette résolution seront piétinées au cours de la Nakba, nettoyage ethnique du peuple Palestinien planifié par les miliciens sionistes avec la bénéction des pouvoirs impérialistes. Cette date symbolise la faillite de l’ONU et du droit international, qui n’ont pas empêché le nettoyage ethnique et la colonisation : la résolution 194 de 1949, qui impose le droit au retour des réfugiées palestiniennes, n’a jamais été respectée par Israël, sans que cela ne menace sa place à l’ONU.
Alors ce 29 novembre, ce sera aux peuples de faire ce que les institutions internationales n’ont jamais su ni voulu faire : mettre fin à l’agression coloniale israélienne, et imposer enfin, des sanctions sur l’État sioniste. L’embargo sur les armes, les sanctions économiques et politiques contre l’État génocidaire, ne peuvent être obtenues que par une puissante mobilisation internationale, à même de faire plier les impérialistes. Une mobilisation internationale puissante est indispensable pour faire respecter les droits du peuple palestinien. Dans le monde entier, le 29 novembre peut être un jalon important dans le renforcement de ce mouvement.
Vive la lutte du peuple palestinien !
Vive la solidarité internationale !
Rejoignons tous les rassemblements qui se tiendront le 29 novembre, à Paris et partout dans le monde !





