Saint-Denis en lutte !




Tous les jours les grands patrons annoncent des licenciements : Continental, Caterpillar, Arcelor, Védior-Bis… Du
jour au lendemain des milliers de travailleurs se retrouvent au chômage sans rien. La colère gronde ; seule la révolte
des travailleurs peut nous éviter de payer leur crise. Car il n’y a pas de fatalité : pour nous le chômage, les
salaires qui stagnent et de l’autre côté des parachutes dorées, des bénéfices astronomiques pour les actionnaires.

En 30 ans, la part des richesses produites (le PIB)
qui revient aux salariés a baissé de 70% à 58%. La
différence (12 %) a été redistribuée aux actionnaires.
Et 12 % du PIB ça représente 150 milliards d’euros
chaque année.
C’est, chaque année, 15 fois le déficit de la sécu, 20
fois celui du régime des retraites.

A Saint-Denis et en Seine Saint-Denis cette situation
ne fait qu’aggraver les conditions de vie déjà
difficiles :

 le chômage touche une grande partie de la
jeunesse,
 le logement est une vraie galère pour des familles,
des jeunes mais aussi des personnes
âgées,
 les files d’attente, la privatisation de La Poste
et la dégradation des conditions de travail pour
les facteurs,
 les problèmes de suppressions des postes et
de non remplacement dans les écoles,
 les mauvaises conditions de transport pour les
passagers de la ligne 13, dans les bus où à la
gare de Saint-Denis.
 la suppression de lits et de services à l’hôpital
Delafontaine et le travail encore plus dur pour
les hospitaliers,
 la privatisation en cours des universités...

Face à ces problèmes des luttes sont en cours à
Saint-Denis et dans les villes de Plaine Commune :

 personnels, enseignants et étudiants des universités
Paris 8 et Paris 13,
 enseignants des écoles primaires, collèges et
lycées,
 travailleurs sans-papiers,
 personnel hospitalier,
Les luttes des mal-logés ont été accentuées avec la
première victoire de la réquisition de l’immeuble vide
de La Poste.

La convergence de ces luttes est indispensable
pour créer un rapport de force autour de revendications
communes à tous et toutes :

 l’augmentation significative des salaires, retraites,
allocations,
 le droit à l’enseignement pour tous les enfants
 la protection des services publics, à commencer
par l’arrêt des suppressions d’emplois et des
embauches massives,
 la régularisation de tous les sans-papiers,
 l’application du droit au logement pour tous,
 le droit de vivre de notre travail qui passe par
l’interdiction des licenciements et l’indemnisation
totale du chômage partiel.

Les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars ont été massives. Mais, nous le savons, les journées d’actions isolées
ne suffisent pas pour gagner. Nous devons préparer des mobilisations dans la durée, c’est notre seul moyen
de créer le rapport de forces nécessaire à la victoire de nos luttes. Cette convergence, c’est d’abord notre participation
à la grève, aux manifestations et à toutes les autres mobilisations. La lutte contre le CPE, les luttes récentes
des lycéens et la victoire du LKP en Guadeloupe, nous montrent que c’est possible.

[*le 1er mai manifestons dans l’unité à Saint-Denis*]

tous ensemble à 11h00 devant l’immeuble réquisitionné de la poste
(place du 8 mai 1945)

Cortège passant devant la mairie, en dir. du RER-B. Pour la manif. unitaire à Paris (Denfert > Bastille), rendez-vous à 14h00, RER Port-Royal, pour point fixe.

Pour discuter des suites à donner à cette journée, mettre en commun nos revendications et nos analyses... rendez-vous le mercredi 6 mai, 18h00, Bourse du Travail de Saint-Denis.

Premiers signataires :
UL CNT St-Denis, UL Solidaires, Cie Jolie Môme, SUD-Educ 93, Section CGT EDUC du lycée Bartholdi, SUD-Rail Landy, collectif la beauté est dans rue (salariées(és) mairie de St Denis), APEIS, FSU Protection Judiciaire de la Jeunesse, SUD-Poste 93, Comité de
réquisition de l’immeuble de La Poste, Collectif des résidences sociales de La Plaine, Collectif du 76 rue Gabriel Péri, Coordination 93 de lutte pour les sans papiers, des syndicalistes du SNUIPP, des militants de La Fédération, Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau Solidarité Logement,
des parents d’élèves FCPE, des salariées(és) syndiquées(és) et non syndiquées(és) de l’inspection du travail, de Plaine Commune, des personnels
et étudiants de Paris 8, des habitants de Saint-Denis, Association des Communistes Unitaires (ACU), Alternative Libertaire (AL),Nouveau Parti
Anticapitaliste (NPA)

 
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