Communiqué UCL

Vérité et justice pour El Hacen Diarra !




Ce dimanche 25 janvier, plus de 2300 personnes ont marché dans le 20e arrondissement de Paris pour réclamer vérité et justice pour El Hacen Diarra, assasiné le 14 janvier par la police. Enième meurtre raciste de la part d’une police en pleine fascisation dont les violences sont couvertes par un système bien rodé.

El Hacen était un travailleur immigré mauritanien. Le 14 janvier, d’après les témoignages, il est sorti de son foyer pour prendre l’air. C’est là que la police s’est saisie du prétexte d’un contrôle pour le rouer de coups et le taser, comme l’a montré un enregistrement vidéo. Il a ensuite été emmené au commissariat du 20e où il est mort.

Alors que le récit des policiers ne pouvait être corroboré par aucune caméra piéton, aux batteries mystérieusement vides, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a immédiatement pris leur parti, justifiant l’interpellation au motif d’une possession supposée de stupéfiants et déshumanisant El Hacen en le mentionnant comme un « individu ». Ce récit a été repris en coeur par une partie du paysage médiatique, habitué à se faire le relais des préfectures.

A l’heure où nous nous émouvons à juste titre des meurtres commis par l’ICE, milice fascite de Trump aux Etats-Unis, la police française n’est pas en reste. Depuis 2005, c’est 162 personnes qui sont mortes en France suite à une tentative de contrôle de police et 560 personnes qui sont décédées au cours d’une interraction avec les forces de l’ordre, dont 65 en 2024. La police tue, et elle tue de plus en plus, soutenue par les discours et les politiques racistes et sécuritaires de la droite et de l’extrême droite.

Plus de 10 jours après les événements, les policiers responsables de cette « interpellation » sont toujours en exercice. Les voisins et proches d’El Hacen ont peur de sortir de chez eux. Ils savent quel était le crime d’El Hacen aux yeux de la police : être un homme noir dans l’espace public. A quelques mois des municipales, il serait temps de lancer le sujet des crimes policiers et demander des comptes, y compris à celles et ceux qui prétendent représenter la gauche mais arment la police. Il en va de la sécurité de notre classe, et particulièrement des personnes racisées ou minorisées qui sont les cibles privilégiées d’une police radicalisée.

Désarmer la police, protéger nos proches et nos voisines, tels doivent être nos mots d’ordre. Vérité et justice pour El Hacen !

Union communiste libertaire, le 28 janvier 2026.

Vérité et justice pour El Hacen Diarra
 
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