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Vérité, justice et révolution, le 11 janvier à Paris avec la gauche kurde




Le 11 janvier 2020, à Paris, l’UCL répondra à l’appel du mouvement des femmes kurdes à une grande manifestation pour exiger du gouvernement français qu’il fasse toute la lumière sur le triple assassinat, en 2013, des trois militantes révolutionnaires Fidan Doğan, Sakîne Cansiz et Leyla Saylemez.

Depuis plusieurs années, des milliers de personnes, essentiellement issues de la diaspora kurde, convergent ainsi sur Paris depuis toute la France, l’Allemagne, la Belgique, la Suisse… Elles marchent pour obtenir la vérité et la justice sur le triple assassinat de 2013. Elles marchent pour rappeler qu’un peuple est en lutte pour la liberté et la dignité. Et que cette lutte s’est traduite, au Kurdistan syrien, par une expérience révolutionnaire, fédéraliste, antipatriarcale et démocratique qui a impressionné le monde entier.

Pour un grand rendez-vous internationaliste

À l’occasion de cette grande manifestation, le mouvement social français exprime généralement sa solidarité, mais trop modestement, la limitant à quelques minces délégations syndicales et politiques.

Nous pensons qu’il faut faire plus et mieux.

L’UCL plaide pour que cette manifestation annuelle, au côté de la diaspora kurde, devienne l’occasion un grand rendez-vous militant et populaire sur des bases internationalistes, féministes, anticolonialistes et révolutionnaires.

Nous appelons donc les organisations françaises et belges traditionnellement présentes à faire preuve de davantage de volontarisme pour mobiliser en solidarité avec la gauche kurde.

C’est ce que fera l’UCL qui, de son côté, s’efforcera de constituer un fort contingent rouge et noir dans la manifestation.


L’événement FB « pôle rouge et noir dans la manif du 11 janvier »


Sept ans d’impunité

Rappelons les faits : mercredi 9 janvier 2013, les militantes kurdes Fidan Doğan, Sakîne Cansiz et Leyla Saylemez étaient froidement exécutées d’une balle dans la tête, dans les locaux du Centre d’information du Kurdistan, rue La Fayette, à Paris.
L’enquête a fait apparaître que l’assassin, Ömer Güney, un militant d’extrême droite, était connecté aux services secrets turcs. Les investigations ne sont pas allées plus loin. La raison d’État a prévalu : Paris n’a pas voulu se fâcher avec Ankara. Que vaut la vie de trois révolutionnaires kurdes ? Malgré une enquête bouclée en mai 2015, la