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Antisionisme : Macron, Netanyahou et Trump sur la même ligne

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En visite officielle en Israël, Macron ne s’est pas contenté de sa tentative grotesque et pathétique de singer Jacques Chirac avec sa sortie contre un policier à l’entrée de l’église Sainte-Anne de Jérusalem. Il y a réaffirmé la ligne politique considérant l’antisionisme comme une forme d’antisémitisme, présente dans la « résolution Maillard ».

Le 3 décembre dernier, l’Assemblée nationale a adoptée «  résolution Maillard  ». Ce texte, qui se présente comme un outil de lutte contre l’antisémitisme, inclut l’antisionisme dans sa définition. En choisissant l’orientation de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) pour caractériser l’antisionisme, cette résolution devient l’instrument de la politique israélienne au lieu de contribuer de manière sincère à la lutte contre l’antisémitisme en France. Les exemples cités dans la définition de l’antisémitisme par l’IHRA sont régulièrement utilisés par Benjamin Netanyahou et Donald Trump contre les défenseurs des droits du peuple palestinien. En qualifiant d’antisémites les initiatives de résistance et de soutien à la Palestine, principalement la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) les parlementaires s’inscrivent dans la lignée des récentes déclarations du gouvernement et du président Macron.

L’été dernier déjà, une mission parlementaire de 35 député·es (principalement LREM, LR et UDI) s’était rendue à Jérusalem-Est pour visiter un site archéologique «  justifiant  » l’implantation de colons dans le quartier palestinien de Silwan. À l’origine de ce voyage, le réseau israélien Elnet qui réalise un important travail d’influence auprès du gouvernement français.

Un combat contre le système colonial et raciste

Mission réussie pour lui lorsque la députée de la République en marche Aurore Bergé déclare  : «  Israël est un pays ami et allié et notre enjeu est de banaliser les relations entre les deux pays indépendamment du conflit israélo-palestinien  ». Ces choix balayent d’un revers de main les preuves que l’État d’Israël viole tous les jours le droit international et les résolutions de l’ONU. En tant que communistes libertaires, notre réaffirmons que notre antisionisme est un combat contre le système colonial et raciste qui nie les droits du peuple palestinien, qui ne vise pas à «  jeter les juifs à la mer  ». Si nous nous opposons à la loi «  Israël, État-nation du peuple juif  » adoptée par la Knessset en 2018 qui nie l’existence des Palestiniennes et Palestiniens d’Israël et qui implique le fait qu’Israël soit l’État-nation de tous les juifs et juives, quel que soit leur lieu de vie, c’est parce que nous défendons la formation en Palestine d’un pays unique, laïque, dont les habitantes et habitants, qu’ils soient juifs, musulmans, chrétiens ou athés, vivraient libres et égaux en droits.

Basile (UCL 93 centre)

 
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