Campagne unitaire antifasciste : Combattre syndicalement le FN

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Alors qu’un racisme multiforme s’affiche sans complexes, la campagne unitaire syndicale s’intensifie avec des formations et des rencontres dans plusieurs villes de France, et notamment le 29 janvier à la bourse du travail de Paris.

La «  campagne unitaire contre l’extrême droite, ses idées, ses pratiques  » initiée par les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires et élargie aux organisations de jeunesse Unef, Fidl et UNL prend son élan. Et pour lancer cette campagne commune, une journée de travail sous forme d’ateliers thématiques réunira, le 29 janvier, à la bourse du travail de Paris plusieurs centaines de syndicalistes. L’idée est en effet de proposer le matin quatre ateliers-débats pour mieux connaître et combattre les «  impostures sociales du FN et de l’extrême droite  » et décrire les différentes réalités vécues par les équipes syndicales  : «  L’extrême droite dans les villes laboratoires  », «  Droits des femmes et des homosexuels / préférence familiale  », «  Les luttes des peuples en Europe contre le chômage, la précarité, l’austérité et l’extrême droite  », «  Immigration, racisme, préférence nationale  ». L’après-midi, un militant de Vigilances et initiatives syndicales antifascistes (Visa) introduira le thème «  combattre syndicalement le discours pseudo-social du FN  » avant que les participants et les participantes ne se répartissent dans les ateliers.

Et le soir, les trois secrétaires des différentes organisations syndicales et un représentant des organisations de jeunesse témoigneront de la volonté du mouvement syndical de riposter massivement et dans la durée contre l’extrême droite.

Des initiatives unitaires et locales

L’idée est de décliner cette campagne syndicale localement, le plus unitairement possible pour répliquer sur le terrain aux différentes offensives de l’extrême droite sur le terrain social. En effet, le FN représente la partie la plus visible du phénomène, mais il ne faut pas négliger non plus les tentatives de récupération du mouvement des bonnets rouges par les Identitaires en Bretagne ou, de manière plus sournoise encore, le danger que peut représenter également la mouvance pseudo anti-système et profondément antisémite du duo Dieudonné-Soral.

Cette dynamique unitaire face à la menace fasciste a déjà été anticipée dans certains départements. Ainsi, Visa est intervenue depuis octobre 2013 pour des formations à la demande d’intersyndicales (à l’initiative de Solidaires locaux avec la CGT et la FSU et parfois avec également la CFDT, l’Unsa et la CNT) d’abord à Grenoble (90 syndicalistes) et Tours (110 syndicalistes). Et début 2014 d’autres formations intersyndicales et débats antifascistes avec Visa sont prévus à Rennes, Angers, Foix, Nîmes...

Les syndicalistes révolutionnaires doivent contribuer à faire de la journée du 29 janvier un succès pour massifier, via le mouvement syndical, la dynamique antifasciste et faire ainsi barrage aux différentes offensives de l’extrême droite en direction des classes populaires !

Gabriel L. (AL Paris Nord-Est)

 
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