Politiciens, patrons, rentiers... Qu’ils s’en aillent tous !

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Villepin-Borloo-Sarkozy : les robins des bois des riches

Au soir du 29 mai, les travailleur(se)s et les classes populaires ont rejeté massivement le libéralisme de la droite et du Medef. Comme si de rien était, ces derniers continuent de passer en force leur politique de casse généralisée des droits et protections sociales collectives. Ils conduisent une politique illégitime, servant jusqu’au bout les intérêts du patronat, des actionnaires et autres rentiers de la bourgeoisie.

Pour faire écran à leur gangstérisme social, ces Robin des bois des riches multiplient les déclarations démagogiques sur le thème de la sécurité, qu’un Le Pen ne renierait pas. Il s’agit pour les gouvernants de restaurer l’ordre malgré leur illégitimité : répression des luttes des travailleur(se)s (envoi du GIPN, d’escadrons de CRS à la moindre occupation de bâtiments publics), criminalisation des militants (les postiers de Bègles, les lycéens contre la loi Fillon, faucheurs d’OGM...). Face à cette politique ultra-libérale et autoritaire, il faut saluer la lutte exemplaire des salarié(e)s de la SNCM. Cette lutte interpelle tous les salarié(e)s victimes des privatisations, des licenciements et des délocalisations.

Ils et elles luttent légitimement pour conserver leur outil de travail et nous disent que la SNCM sera toujours mieux entre les mains des travailleur(se)s et des citoyens qu’entre les mains d’actionnaires privés pour qui la vie des personnes transportées pèse peu face à la logique du profit. C’est bien la question du droit de propriété qui est à nouveau posée. Les services publics mais aussi les entreprises industrielles et de services devraient être sous le contrôle des salarié(e)s afin de remettre sur les rails les conditions d’une société égalitaire et libérée des logiques de concurrence entre tous.

Redistribuez les richesses... ou on se servira !

Inverser la vapeur, cela veut dire aujourd’hui qu’il faut poser la question d’une redistribution massive des richesses au profit des salariés, des précaires et chômeur(se)s. Toutes nos revendications salariales et d’emploi sont légitimes et réalistes face aux milliards d’euros engrangés par les multinationales sur le dos des salariés. Et que dire des privilèges octroyés à une minorité dans ce pays : les baisses d’impôts pour les plus riches, les exonérations de cotisations patronales qui plombent nos régimes de protection sociale pour mieux justifier ensuite leur privatisation ?!

Les salaires, l’emploi mais aussi le logement où les spéculateurs de tous bords s’enrichissent sur le dos des dizaines de morts cet été à Paris, pendant que des millions de salarié(e)s payent des loyers de plus en plus chers. Là encore, le droit de propriété prime sur le droit à l’existence.

Il faut en finir avec le capitalisme !

2007, on s’en fout ! Prenons nos affaires en mains !

Le seul langage que la droite et le Medef comprennent, c’est une épreuve de force massive et durable : les jours de grève éparpillés, comme en 2003, et les claques électorales, comme en 2004 et 2005, ils s’en fichent ! Les états-majors syndicaux et politiques de la gauche institutionnelle parient sur une alternance en 2007. Cette stratégie est dérisoire et lourde de menaces pour les salarié(e)s. Au-delà des promesses non tenues et des désillusions à venir, comment penser que les choses vont changer sans l’intervention directe et massive des salarié(e)s ? Comment prétendre attendre et donner un débouché politique aux luttes quand ces dernières sont freinées et isolées dans leur développement ?

Le seul débouché de nos luttes, c’est la victoire des luttes, et ce quelque soit le gouvernement en place ! Il faut imposer nos revendications sans attendre le verdict des urnes. L’action directe des travailleur(se)s et des chômeur(se)s est au cœur de toute transformation sociale. Il faut s’organiser démocratiquement et s’entraider entre les différents secteurs.

Militants communistes libertaires, nous luttons pour que les différents combats se fédèrent en un large front social pour l’égalité et la Solidarité ; pour que les travailleur(se)s et les chômeur(se)s s’organisent eux-mêmes et décident de ce qui leur revient de droit.

Ce front social est dans les esprits, l’heure de le concrétiser à la base n’est-elle pas venue ? Cela pourrait se traduire par des grèves et des actions offensives, pour aller vers la construction d’une grève générale, qui seule permettra que les travailleur(se)s de ce pays se réapproprient leur outil de travail et les richesses aujourd’hui confisquées par une minorité.

 
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