Solidarité avec les salariés de la SBFM !

C’est aux patrons, aux actionnaires de payer, pas aux salariés !

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La France ne doit pas devenir « une réserve pour touristes », mais au contraire « continuer à être un pays où on construit des voitures, des bateaux, des trains et des avions », car « un pays qui n’a plus d’industrie, c’est un pays qui se prépare à laisser partir ses services », déclarait Sarkozy le 20 novembre dernier. De qui se moque-t-il ? Cherche-t-il la médaille d’or du plus grand hypocrite, ce pantin des grands industriels et de la finance ?!

La casse industrielle, qui dure depuis le milieu des années 1970, a été programmée. Elle est la condition de la poursuite des profits pour les classes possédantes. Leur marché n’est plus national, il est mondial. Défendre et développer sur d’autres bases l’outil industriel en France, ne pourront se faire sans remettre en cause le capitalisme libéral. On ne pourra relocaliser des industries, produire localement pour des besoins locaux, sans remettre en cause les dogmes du capitalisme qui sont ceux de la concurrence et du libre-échange.

Que des élus de droite et du PS, acquis à cette logique capitaliste là, viennent soutenir les salariés de la SBFM, tant mieux mais qu’ils rendent en toute logique leurs cartes à leurs partis ! Qu’ils rendent des comptes devant la population.

Laisserons-nous détruire l’industrie automobile en 2009 comme celle de la sidérurgie lorraine il y a 30 ans ?

La crise a bon dos. La plupart des plans de licenciement ou de fermetures de sites étaient déjà dans les cartons. Les actionnaires et les patrons, non contents de recevoir de l’argent public pour continuer à boursicoter, en redemandent toujours plus. C’est indécent. Et l’Etat leur vient en aide. Il faut dire que les Etats ont été pleinement les acteurs de cette mondialisation capitaliste en délégant à des instances européennes et internationales, ses propres instruments de contrôle (la monnaie et les barrières douanières entre autres).

Que les salariés de la SBFM, le dos au mur, cherchent dans la lutte une solution industrielle viable et garantissant les emplois et les investissements, est un combat juste. Mais dans cette économie de la concurrence, rien ne garantit à moyen terme que Renault ne mènera pas la même stratégie de siphonage des profits et de socialisation des pertes comme l’ont fait les actionnaires de la SBFM.

Le problème de fond demeure et va s’accentuer avec la montée du chômage programmée. C’est le pouvoir des patrons et des actionnaires sur l’économie qui doit être remis en cause. Le capitalisme ne se réforme pas, ne se moralise pas.

Ce pouvoir s’incarne dans la propriété privée des moyens de production et d’échange. C’est donc à ce niveau qu’il nous faudra développer un vaste mouvement social pour mettre en cause leur pouvoir, pour mettre en cause leur droit de décider au nom des salariés de leur avenir. Militants communistes libertaires et syndicalistes révolutionnaires, nous prônons l’implication des travailleurs dans la lutte, dans une lutte d’ensemble du monde du travail pour sa libération économique et sociale, pour l’autogestion communiste du système économique et une démocratie directe (élus contrôlés et révocables, pouvoir aux assemblées populaires...).

L’appel (enfin !) des Confédérations syndicales à une journée de mobilisation interprofessionnelle public et privé le jeudi 29 janvier, doit constituer une étape importante pour la construction d’une opposition sociale, pour l’expression de nos revendications, pour dire stop aux cadeaux indécents de la Droite aux actionnaires et aux grands patrons.

Lorient : Réunion publique d’Alternative Libertaire
Quelles résistances pour quelle alternative ? _Samedi 31 janvier, 15h, Maison des associations à la Cité Allende.

 
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