La coordination anti-Otan Strasbourg.

Liberté de s’organiser et harcèlement policier…

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La coordination anti Otan Strasbourg s’indigne devant la volonté des forces de l’ordre de criminaliser les habitants du Village autogéré qui se tient à la Ganzau. De nombreux contrôles d’identité se sont produits sur le site du village, par les mêmes agents de police, dans une période où les premiers contacts avec les riverains sont pourtant riches d’échanges.

Jeudi 26 : Des agents de police contrôlent les premiers habitants du village et expliquent que c’est la nouvelle ligne de conduite de la préfecture, de contrôler tous les gens qui préparent le village jusqu’à son démarrage.

Vendredi 27 : Ces mêmes agents de police reviennent faire de nouveaux contrôles.

Après plusieurs demandes d’explications auprès de la préfecture, on nous informe vendredi qu’il ne s’agirait que de policiers trop zélés.

Dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28, un nouveau contrôle a été effectué aux abords du village par des policiers cherchant manifestement à ficher les participants et participantes au village alternatif.

Plusieurs questions inquiétantes sont posées :

- Les autorités sont elles en capacité à ce jour de contrôler leurs effectifs ?

- Les contrôles systématiques et collectifs ne pouvant être réalisés que sur ordre d’un procureur, il faut se demander si un tel ordre a été donné ou s’il s’agit d’initiatives illégales des policiers ?

- S’agit-il d’une stratégie délibérée de harcèlement visant à aggraver encore le climat de tension ?

La coordination anti-Otan demande que ces pratiques dignes des systèmes totalitaires cessent afin que le village puisse se faire au sein d’une ville qui témoignera ainsi de son respect des droits humains et du droit à s’opposer, dans une démocratie qui se dit participative.

Strasbourg, le 28 Mars 2009

 
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