
Le battage politico-médiatique de l’élection présidentielle démarre. Quelle position tenir en tant que libertaires dans cette période propice à la politisation, pour rester audibles sans renier nos principes politiques ?
Nous y voilà, le cirque électoral est bientôt de retour en ville ! Et son vacarme risque bien d’occuper une grande partie de l’espace médiatique dans l’année à venir. On pourrait se dire qu’en tant que libertaires, nous n’en avons rien à faire. Politiquement oui, mais matériellement, cette actualité va hélas monopoliser les discussions et surtout ouvrir une séquence propices aux débats et à la politisation. Alors autant s’interroger sur la (…) Suite »
Dmitry Kuznetsov, un militant anti-guerre russe, a été retrouvé pendu dans une cellule d’isolement disciplinaire en Russie le 17 avril. Il avait auparavant entamé une grève de la faim et mis en garde contre le risque d’être tué en détention. En février 2025, il avait été condamné à trois ans de prison pour des déclarations anti-guerre.
Avant son incarcération, il avait été arrêté à la suite d’une manifestation anti-guerre solitaire à Voronej, au cours de laquelle il brandissait une pancarte « Non à la guerre ». Il avait également laissé des vidéos d’adieu dans lesquelles il avertissait qu’il risquait d’être tué en prison. Après sa mort, ces enregistrements ont été diffusés par ses amis.
En 2024, un autre anarchiste, Roman Shvedov, a été retrouvé mort. Au cours du mois dernier, cinq prisonniers politiques ont été signalés comme décédés en Russie. Les décès en détention restent un problème systémique.
Les conditions de détention du système carcérale russe sont particulièrement difficile (travail épuisant, peu ou pas d’accès aux soins), mais il est encore pire pour les prisonniers politiques anti-guerre soumis au harcèlement et à la brutalité de l’administration pénitentiaire. La dégradation de l’état de santé pouvant conduire à la mort y est extrêmement rapide et suffisamment fréquente pour faire craindre le pire pour tous nos camarades (…) Suite »
Cet article est une traduction réadaptée d’un texte de Jade Saab, chercheur et militant libano-canadien. Il examine les contradictions et difficultés de la question de l’argent dans la Révolution espagnole (1936-1937), via les choix stratégiques de la Confederación Nacional del Trabajo (CNT). Il analyse la tentative d’abolition de l’argent, les limites rencontrées face au maintien des institutions financières par l’État, et souligne la nécessité d’une approche révolutionnaire plus cohérente sur cette question.
Les socialistes ont longtemps considéré l’argent comme un outil central du capital. Régulant non seulement les échanges et les relations sociales, il renforce aussi la domination, l’aliénation et la fragmentation des travailleurs et des travailleuses. Son abolition est donc devenue un objectif majeur pour les révolutionnaires. Karl Marx mettait en garde les syndicats contre une focalisation excessive sur les luttes quotidiennes, les appelant (…) Suite »
Ces derniers mois, l’antifascisme a fait face à de multiples attaque de la part de la droite et de l’extrême droite. Mais la récente annulation du C9M nous rappelle que cette lutte est plus que jamais d’actualité, et que si elle parvient à être massive et populaire, elle peut être victorieuse.
L’affaire Deranque a marqué une nouvelle étape dans la normalisation du fascisme le plus assumé. En parallèle, la pression se renforce contre les forces antifascistes. Ainsi, le 30 Avril dernier, le conseil d’État a confirmé la dissolution de la Jeune Garde, incriminant la préparation de ses membres à « des affrontements violents ». Ce week end, alors que le C9M, regroupement de tout ce qu’on trouve de plus radical à l’extrême droite, (…) Suite »
En mars, c’est finalement plus de 60 mairies qui ont été remportées par l’extrême droite, un résultat inégalé. C’est principalement le Rassemblement national (RN) qui rafle la mise, renforçant son assise locale. Il a notamment étendu son emprise dans ses bastions de l’ex-pays minier dans le Pas-de-Calais et dans le sud-est. Mais il a aussi réussi pour la première fois à s’implanter dans des villes du sud-ouest et du centre. Il est nécessaire pour le camp antifasciste d’analyser ce nouveau stade d’implantation de l’extrême droite : correspond-il à une véritable augmentation du vote pour l’extrême droite ? Quelles conséquences dans les rouages institutionnels ? Quelles leçons sur les stratégies antifascistes à déployer dans l’année à venir ?
À première vue, la victoire du RN et du reste de l’extrême droite est sans appel. Dans la grande majorité des mairies où il dirigeait déjà, les maires RN ont été très largement réélus au premier tour. Ciotti, le supplétif du RN, gagne Nice, deuxième ville de plus de 100 000 habitantes et habitants dirigée par l’extrême droite après Perpignan. Le parti triple le nombre de communes qu’il dirige, passant d’une petite vingtaine à plus d’une (…) Suite »
Le 16 avril, le gouvernement a annoncé retirer la proposition de loi Yadan, mais également reproposer une loi identique d’ici quelques mois. Recul tactique, cet ajournement de la loi montre que la lutte et la pression populaire payent contre les tentatives de bâillonner la critique du sionisme. Mais ne crions pas victoire trop vite, et ne baissons pas les bras ! Le gouvernement reste déterminé à réprimer la solidarité avec la Palestine, et surtout, la France continue à soutenir l’État sioniste dans son expansion coloniale en Cisjordanie, à Gaza, en Syrie et au Liban.
La proposition de loi « contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » ne sera donc pas votée par l’Assemblée. Portée par Caroline Yadan, députée des Françaises et Français de l’étranger et apologiste caricaturale de l’État israélien, la loi était à l’image de sa promotrice. Celle qui n’hésite pas à comparer les Palestiniens et Palestiniennes à des moustiques [22] prévoyait d’interdire de présenter des actes reconnus comme « terroristes » (…) Suite »





















































