Antifascisme

Visa : brest la rouge contre peste brune

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Si Brest et ses alentours restent relativement épargnés par l’extrême droite en termes d’implantation militante, des groupes fascistes s’agitent néanmoins dans la région, et le vote RN progresse ici comme dans le reste du pays. Face à cette montée des idées brunes des résistances populaires s’organisent.

Parce que nous savons qu’abandonner du terrain à l’extrême droite peut être catastrophique, nous ne devons pas attendre que leur présence grandisse pour agir. C’est dans cette perspective que s’est crée Visa29. L’objectif de construire une vigilance locale et des actions de sensibilisation antifasciste a abouti à l’organisation d’une journée de formation intersyndicales Visa (Vigilance intersyndicale antifasciste) et du 2e Forum social brestois (FSB) sur le thème de l’antifascisme.

Cette dynamique a permis de réagir rapidement et de manière unitaire quand Marine Le Pen est venue soutenir la candidate RN à Brest. N’en déplaise à Gilles Pennelle, chef régional RN, qui avait menacé nos organisations en déclarant  : «  On s’en occupera particulièrement quand on sera au pouvoir, c’est-à-dire très prochainement, et on les mettra hors d’état de nuire  », 200 personnes se sont rassemblées le 30 janvier face à l’hôtel qui accueillait Le Pen. Un autre refrain a alors pu se faire entendre pour dénoncer le danger du RN qui souhaite capitaliser sur les mécontentements en cette période de mouvement social en détournant la colère vers ses cibles préférés  : les exilé·es, les musulmanes et musulmans, les «  gauchistes  »… Au final, Le Pen a été contrainte d’exporter sa conférence de presse dans le local moisi de sa formation, le tout sous la protection de la police... Une image qui en dit long. L’UCL Brest a été partie prenante de cette démarche qui s’est avérée globalement positive, même si celle-ci doit donner lieu, à l’avenir, à une réelle réflexion stratégique sur les limites imposées par certains cadres unitaires d’une lutte antifasciste unitaire cohérente et efficace.

La fil d’attente du RN à Brest

Après l’action, la réflexion !

La présence du PS dans les signataires de l’appel à manifester, pose ainsi question. Comment, même dans un appel unitaire et local, pouvons nous mettre sous le tapis sa politique antisociale, autoritaire et discriminatoire quand il était au pouvoir, préparant le terrain à la droite dure et à l’extrême droite (expulsions massives d’exilé·es, islamophobie, état d’urgence, loi Travail…) ?

C’est dans ce contexte que nous avons donné le top départ d’un week-end de réflexions antifascistes les 7 et 8 février. Formation intersyndicale, projections, ateliers, conférences et tables rondes se sont succédé sur des thèmes variés  : femmes et extrême droite, possibilité du fascisme, afro-féminisme, accueil des personnes exilées, confusionnisme, frontisme municipal, histoire de l’extrême droite extraparlementaire... Plus de 200 personnes ont participé à ce FSB qui s’est terminé par une soirée cantine-concert. Un beau moment politique que nous comptons d’ores et déjà renouveler sur d’autres sujets.

UCL Brest

 
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