Édito : Les urnes, d’illusions en désillusions

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Depuis 2016, de la lutte contre la loi Travail à la défense des retraites, en passant par la révolte des gilets jaunes, la combativité sociale renaît.

Depuis 2016, de la lutte contre la loi Travail à la défense des retraites, en passant par la révolte des gilets jaunes, la combativité sociale renaît.

En face, le pouvoir capitaliste s’agace car la lutte s’inscrit dans la durée et le soutien populaire ne vacille pas. Alors les élections municipales tombent bien. Le théâtre habituel peut recommencer : les escrocs montrent patte blanche, les meurtriers (des droits sociaux) jouent l’empathie et les fascistes avancent dans l’ombre.

La gauche électorale se trouve de nouveaux hérauts, cette fois ce sont les écologistes « de gouvernement ». Leur score correct aux européennes semble désormais tout autoriser : un délire mégalomaniaque d’hégémonie politique, une respectabilité construite à coup de storytelling et de « nouvelles méthodes politiques » qui finissent généralement dans un opportunisme bien dosé pour arriver à quelque poste de pouvoir.

On a déjà connu cela avec la France insoumise. Rien ne change de ce côté si ce n’est quelques vaguelettes en surface. Les grands courants se construisent ailleurs : dans les luttes sociales, sur les piquets de grèves ou dans les assemblées générales. Là où les solidarités tissent silencieusement leurs liens et où les esprits s’éveillent dans l’adversité.

Et s’il n’y a rien à espérer à court terme, car il faut reconstruire les bases sociales du changement, le chemin est déjà entamé.

UCL, 23 février 2020

 
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