
En mars, c’est finalement plus de 60 mairies qui ont été remportées par l’extrême droite, un résultat inégalé. C’est principalement le Rassemblement national (RN) qui rafle la mise, renforçant son assise locale. Il a notamment étendu son emprise dans ses bastions de l’ex-pays minier dans le Pas-de-Calais et dans le sud-est. Mais il a aussi réussi pour la première fois à s’implanter dans des villes du sud-ouest et du centre. Il est nécessaire pour le camp antifasciste d’analyser ce nouveau stade d’implantation de l’extrême droite : correspond-il à une véritable augmentation du vote pour l’extrême droite ? Quelles conséquences dans les rouages institutionnels ? Quelles leçons sur les stratégies antifascistes à déployer dans l’année à venir ?
À première vue, la victoire du RN et du reste de l’extrême droite est sans appel. Dans la grande majorité des mairies où il dirigeait déjà, les maires RN ont été très largement réélus au premier tour. Ciotti, le supplétif du RN, gagne Nice, deuxième ville de plus de 100 000 habitantes et habitants dirigée par l’extrême droite après Perpignan. Le parti triple le nombre de communes qu’il dirige, passant d’une petite vingtaine à plus d’une (…) Suite »
Le 16 avril, le gouvernement a annoncé retirer la proposition de loi Yadan, mais également reproposer une loi identique d’ici quelques mois. Recul tactique, cet ajournement de la loi montre que la lutte et la pression populaire payent contre les tentatives de bâillonner la critique du sionisme. Mais ne crions pas victoire trop vite, et ne baissons pas les bras ! Le gouvernement reste déterminé à réprimer la solidarité avec la Palestine, et surtout, la France continue à soutenir l’État sioniste dans son expansion coloniale en Cisjordanie, à Gaza, en Syrie et au Liban.
La proposition de loi « contre les formes renouvelées de l’antisémitisme » ne sera donc pas votée par l’Assemblée. Portée par Caroline Yadan, députée des Françaises et Français de l’étranger et apologiste caricaturale de l’État israélien, la loi était à l’image de sa promotrice. Celle qui n’hésite pas à comparer les Palestiniens et Palestiniennes à des moustiques [6] prévoyait d’interdire de présenter des actes reconnus comme « terroristes » (…) Suite »
Le 1er mai revêt une grande importance historique au sein du mouvement anarchiste et des mouvements sociaux mondiaux. A l’origine une mobilisation aux États-Unis en faveur de la journée de travail de huit heures brutalement réprimée, cette journée est ensuite devenue un mouvement mondial, célébré partout dans le monde comme un symbole de la lutte des classes par les syndicats, les organisations politiques et les peuples. Alors que la classe dirigeante a tenté de la dépouiller de son origine en tant que journée de lutte et de solidarité de classe, nous ne devons jamais oublier ses véritables racines.
Stagnation mondiale et lutte L’économie mondiale a ralenti ces dernières années : les pays avancés affichent une croissance très faible, la Chine a ralenti par rapport à son rythme rapide antérieur et le reste du monde ne parvient pas à accélérer pour compenser la différence. Parallèlement, la répartition des revenus et, surtout, de la richesse s’est détériorée au point que le niveau de vie d’un large pan de la classe ouvrière décline. La (…) Suite »
Nouvelle attaque macroniste contre les travailleurs et travailleurses : faire travailler les salarié.es des boulangeries et des fleuristes le jour de notre fête. Leur stratégie est simple, rogner, l’un après l’autre, tous nos conquis sociaux. Après la retraite, la sécurtié sociale, les allocations chomages, maintenant le 1er Mai.
La mobilisation intersyndicale unanime a contraint le gouvernement à reculer sur son projet de détricoter juridiquement la particularité du 1er Mai, un jour non seulement férié mais aussi le seul jour férié qui soit chômé et payé.
Cependant il n’a pas renoncé à modifier le code du travail d’ici au 1er mai 2027. Le gouvernement et les patrons ont trois objectifs : gagner un jour de production en plus. Même s’ils doivent payer double leurs salariés, les patrons y trouvent encore leur compte ce qui devrait d’ailleurs donner à réfléchir. calmer leurs salariés en lâchant l’équivalent d’une prime sans augmenter les salaires. détruire la conscience ouvrière en banalisant le (…) Suite »
La reconnaissance des personnes trans et les mobilisations pour leurs droits peuvent sembler récentes pour le grand public, mais il n’en est rien. Lou Bossis, militant et travailleur dans une association qui œuvre pour la santé sexuelle, en raconte l’histoire dans l’ouvrage Trans et militante, récompensé par le prix Mnémosyne d’histoire des femmes et du genre. Entretien.
AL : Est-ce nouveau de s’intéresser aux mouvements trans sous l’angle des luttes politiques et sociales, et si oui pourquoi ? Lou Bossis : Les études sur les personnes trans dans la période contemporaine passent surtout par l’histoire médicale et de l’évolution légale. C’est moins le cas pour les périodes plus anciennes [11] ou dans le monde anglo-saxon. Ces dernières années, il y a eu un développement intense de ces études qui sont faites (…) Suite »
Comme nous l’avons évoqué le mois dernier [15], l’invasion militaire du gouvernement syrien sur l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES) n’a pas annihilé les forces révolutionnaires qui l’ont construite. Elle a toutefois remis en question son pilier fondamental : une démocratie directe, multi-éthnique, fondée sur la coexistence des peuples.
Le traumatisme est dur pour les Forces démocratiques syriennes (FDS, forces armées de l’AANES) qui ont dû abandonner le territoire qu’elles avaient libéré au prix du sang des mains de Daech à cause, notamment, de la défection de forces tribales arabes. Les médias français ont largement fait circuler des images de foules en liesses dans les villes de Raqqa et Deir-ez-Zor abattant les statues de femmes qui avaient libéré la ville de Daech. (…) Suite »




















































