Edito : Choc contre choc

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L’austérité est au rendez-vous partout en Europe. La Grèce a inauguré une série qui, soyons en sûr, ne s’arrêtera pas aux frontières de l’Europe du Sud. Certes, l’Espagne et le Portugal sont les prochains sur la liste des pays à qui il faut imposer les normes du FMI et de la Banque mondiale.

Mais la Grande-Bretagne vient d’annoncer une cure d’austérité et la France de Sarkozy/Fillon est entré dans la rigueur. C’est bien le « capitalisme du désastre » s’appuyant sur la « stratégie du choc » qui est à l’œuvre aujourd’hui en Europe. Il s’agit clairement de détruire les quelques avancées en termes de retraites, de protection sociale et de services publics.

Tout doit être offert sur l’autel de la rentabilité marchande. On rase gratis. Et pour cela, les capitalistes peuvent s’appuyer sur une opportunité rêvée : la Dette. Tous les pays en ont une et qu’importe qu’elle ait été déjà remboursée plusieurs fois et que ce soient les intérêts qui courent encore qu’il faille payer. L’essentiel est d’avoir un prétexte pour ruiner virtuellement un pays et lui imposer les « Plans d’ajustements structurels » qui font le bonheur du FMI strauss-kahnien.

Plonger les pays dans la crise pour en faire un terrain de jeu géant pour capitalistes, voilà ce qu’ils nous réservent. En Grèce pourtant les travailleurs et les travailleuses occupent la rue et multiplient les journées de grève générale. En Espagne c’est également ce qui se profile.

A la « stratégie du choc », c’est bien le « choc des luttes » qu’il faut opposer.

Alternative libertaire, le 27 mai 2010

 
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