Tract UCL

Elargissons la faille !

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Macron l’avait dit : « c’est la théorie des dominos, si je recule sur un point, ensuite ce sera un autre, puis tout le projet. » Hé oui ! Les grévistes en lutte depuis le 5 décembre obligent gouverne ment et patronat à modifier leurs plans. Il en est ainsi des dispositions particulières annoncées pour quelques secteurs professionnels ou du retrait de l’âge-pivot. Mais ce ne sont pas des mesures suspensives très partielles qui règleront le problème. C’est le projet de loi sur la retraite à points qu’il faut retirer !

L’âge-pivot : la farce entre le gouvernement et la CFDT

Édouard Philippe vient soit-disant de retirer l’âge-pivot du projet de loi. En fait, il ne fait que repousser la mise en place de cet age-pivot de 2022 à 2027. Il l’avait ajouté plusieurs jours après le début de la grève, pour que la CFDT et l’UNSA entrent dans l’affaire et puissent ensuite se retirer, donnant l’impression que « l’unité syndicale s’affaiblit ».

Unité dans l’action, pour le retrait du projet

Mais l’unité est toujours aussi forte du côté de l’intersyndicale nationale interprofessionnelle qui appelle à la grève reconductible pour le retrait du projet (CGT/FO/CGC/Solidaires/FSU) ; l’unité est toujours forte, aussi dans les localités et dans les secteurs professionnels où la grève est reconduite depuis le 5 décembre. Plus important encore, l’unité demeure dans les assemblées générales de grévistes, à la SNCF, à la RATP, à l’Opéra de Paris, dans l’Education nationale, des raffineries, des collectivités locales, etc.

Les grévistes sont porté.es par le soutien de la majorité de la population qui perçoit le hold-up sur les retraites et dont la colère gronde contre ceux qui nous dirigent et nous gouvernent. Les violences policières également choquent l’opinion.


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Renforcer et amplifier la grève

Les manifestations permettent une expression visible du refus massif de la population. Mais c’est la grève qui est déterminante pour le rapport de forces. Le patronat sait combien il perd lorsque l’économie est bloquée. Là où la grève est installée depuis le 5 décembre, on ne lâche rien, on fait vivre les assemblées générales quotidiennes pour que ce soient bien les grévistes qui décident de tout ; dans les entreprises et services qui ne sont pas encore en grève ou qui y sont par intermittence, discutons entre collègues et mettons-nous en mouvement, maintenant, sous les formes les plus appropriées.

Des retraites à l’autogestion…

Le retrait du projet est une nécessité ; mais pas pour se satisfaire du statu quo : le système actuel discrimine les femmes et les immigré.es, favorise les plus hauts revenus… Six semaines de grèves et manifestations, n’est-ce pas un moment privilégié pour causer « autogestion des caisses de retraite par celles et ceux qui les font exister » ou encore « pourquoi ce ne sont pas celles et ceux qui créent la richesse collective par leur travail qui décide du temps de travail, de son organisation, de sa rémunération, de son utilité sociale, etc. » ?

 
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