Tract AL Alsace octobre 2008

La lente agonie du capitalisme...

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De crise en crise, le capitalisme n’en finit pas de mourir : depuis 1929, chaque crise voit son lot de licenciements, de fermetures d’usines… Manque de bol, c’est en cette année 2008 qui restera dans les mémoires pour cette crise financière, que le PS de Delanoé, DSK ou Jack Lang revendique enfin son orientation explicitement libérale ! Au même moment, l’autre droite (UMP) qui enchaîne les contre-réformes antisociales et les privatisations, redécouvre les bienfaits d’un Etat fort… au secours du capitalisme ! Allons-nous attendre que ce système mortifère s’effondre tout seul ?

Pour éponger les milliers de milliards de dollars perdus par les superhéros de la finance, modèles de notre société bling-bling, les gouvernants font appel à nos dons ! C’est à nous de remplir les caisses déficitaires des banques, par l’impôt, les taxes, le crédit, les assurances, etc.

Mais bien sûr, les caisses de l’Etat sont vides lorsqu’il s’agit de financer nos retraites, nos services publics, nos assurances chômage, notre sécurité sociale, etc.

L’ambition de l’Etat n’est clairement pas de défendre l’intérêt général et les conditions de vie de la population, mais de permettre aux capitalistes de continuer à exploiter notre travail. L’Etat est trop nécessaire au contrôle social pour que la classe dirigeante envisage de s’en défaire. Elle ne permettra à aucune contestation sérieuse de sortir des urnes.

Les leçons de la crise en France !

Ayant bien sûr tiré les leçons de la crise, juré qu’il fallait réguler les marchés, punir les patrons voyous, en finir avec cette finance virtuelle, déconnectée des besoins réels… le gouvernement lance la privatisation de laposte !

Il s’agit donc de vendre à ces banquiers (ir)responsables de la crise une entreprise qui est la banque la mieux implantée en France, le service qui distribue vos courriers, et qui en plus, rapportait de l’argent à l’Etat !

Il y a deux mois encore, nos gouvernants (dont les noms importent peu tellement ils sont interchangeables), ainsi que la commission européenne, nous expliquaient que l’économie n’était pas le domaine d’intervention de l’Etat, et qu’il fallait améliorer la gestion des services publics en les privatisant (EDF-GDF, SNCF, La Poste, etc.)

Privatisons les pertes, mutualisons les profits !

Plutôt que de payer les pots cassés, c’est à nous de prendre en main ces services publics, dont nous avons laissé la garde à l’Etat. En socialisant ces services, la population gère les services localement sans l’intermédiaire d’institutions aux mains des capitalistes. C’est aux usagers de décider de la politique de fonctionnement des services : rien n’empêche alors de desservir les zones les moins rentables !

De même, la production est toujours plus utile et plus efficace lorsqu’elle est décidée collectivement par les travailleurs et les travailleuses, en autogestion ! C’est uniquement en bâtissant ces contre-pouvoirs, fonctionnant en dehors de la logique capitaliste, que nous pourrons achever ce système destructeur et inefficace !

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Les salariés de plusieurs entreprises implantées localement subissent aussi très durement les effets du Panzer-Kapitalisme : la manufacture de tabac de la Krutenau et la brasserie Fischer de Schilick vont fermer, alors même que ces entreprises ne sont pas déficitaires ! L’usine General Motors au Port du Rhin va être vendue par sa maison-mère, qui veut délocaliser en Europe de l’Est, sans garantie d’avenir pour les 1200 salariés !

La lente agonie du capitalisme...
Tract Alsace Octobre 2008
 
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