Charte du mensuel « Alternative libertaire »

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Fondée en 1991, Alternative libertaire est, depuis juillet 2019, le mensuel de l’Union communiste libertaire. Comment travaille son équipe d’animation ? Tout est expliqué dans sa charte.

Le mensuel Alternative libertaire doit offrir un regard anticapitaliste et libertaire sur l’actualité, en direction à la fois du grand public et les milieux militants.

Il doit combiner plusieurs exigences :

  1. assurer une cohérence d’ensemble, avec un sommaire conçu en amont, et un choix assumé dans la hiérarchie des sujets ;
  2. éviter de publier un fanzine de militant·es qui parlent à d’autres militant·es, donc garantir un langage accessible, des titres attrayants ;
  3. ne pas se cantonner aux mêmes rédactrices et rédacteurs éprouvés, mais « pousser » également des camarades moins à l’aise avec l’écriture ;
  4. se situer dans le cadre des orientations politiques de l’UCL, sous le contrôle de l’organisation.

Rôle et composition de la commission journal

La commission journal (CJ) a le mandat à la fois technique et politique de confectionner Alternative libertaire chaque mois.

Elle assume toutes les tâches nécessaires à cela – secrétariat de rédaction (SR) et correction, maquettage, iconographie, archivage web, promotion, etc. – réparties au sein d’une équipe de travail validée en coordination fédérale ou en congrès.

Sa coordination est assurée par un binôme, au minimum, de référent·es mandaté·es en congrès ou en coordination fédérale.

Elle est, dans la mesure du possible, représentée au secrétariat fédéral.

Organisation du travail

La commission journal se réunit deux fois par mois : une première fois pour élaborer le sommaire ; une seconde fois pour boucler le journal.

Le sommaire et la liste des rédacteurs et rédactrices sont transmis au secrétariat fédéral chaque mois pour validation.

Lors du bouclage on corrige les épreuves papiers, on contrôle que la titraille (surtitres, titres, intertitres, chapeaux, légendes...) est variée et attrayante, on apporte les ultimes corrections et retouches sur épreuve papier, reportées ensuite par le maquettiste avant expédition à l’imprimerie.

Cette seconde réunion est particulièrement importante en tant que moment de travail collectif, et d’autoformation.

Suivi des articles

Les articles du journal peuvent être sollicités par la CJ auprès de rédacteurs et de rédactrices qui sont en priorité des membres de l’organisation.

Ils peuvent également être proposés spontanément par des membres de l’organisation.

Dans tous les cas, l’angle de l’article, sa longueur, la date-limite de sa remise, font l’objet d’un accord entre le ou la SR d’une part, et le ou la rédactrice d’autre part. Cette accord constitue un engagement moral qui, s’il n’est pas respecté, entrave la réalisation du journal.

Une fois l’article rendu, le SR fait un travail de révision – orthographe, vérification (dates, lieux, noms propres, etc.), syntaxe, féminisation – et de lecture critique : le propos est-il compréhensible ? Y a-t-il des équivoques ? Des angles morts ? Le texte est-il compatible avec les orientations fédérales ?

Sur la base de cette relecture critique, s’ensuit une phase de dialogue entre SR et rédacteur-trice, en vue d’éventuellement améliorer le texte. Dans tous les cas, la version finale publiée doit avoir reçu l’approbation du ou de la rédactrice.

Ligne éditoriale

La CJ est garante que la ligne éditoriale du mensuel Alternative libertaire corresponde aux orientations fédérales de l’organisation.

Elle est garante de la déontologie ordinaire dans la presse : pas d’injures, ni de diffamation, ni de propos racistes, sexistes ou homophobes.

Les articles sont féminisés selon la méthode de la périphrase et répétition (Cf. le « Guide de féminisation du mensuel Alternative libertaire »)

Expressions minoritaires

Le droit d’expression des minorités étant inscrit dans les statuts de l’organisation, Alternative libertaire peut publier des points de vue minoritaires.

Un point de vue minoritaire est considéré comme tel dès lors qu’il a fait l’objet de débats internes dans l’organisation (via le bulletin intérieur, en coordination fédérale…) sans avoir reçu d’approbation majoritaire.

Sur un thème donné, une expression minoritaire ne peut occuper plus d’un tiers de la surface consacrée au même thème par l’expression majoritaire (par exemple un article de 2000 signes contre un article de 6000 signes, ou 1 article sur 3 en cas de publications dans des numéros successifs).

Le statut d’un article, lorsqu’il ne correspond pas à l’orientation fédérale, doit être explicite : « Point de vue », « Courrier d’une ou un lecteur », voire rédaction d’un chapeau expliquant qu’un débat est en cours dans l’organisation.

Litiges éventuels

En cas de litige avant la publication d’un article, un·e ou des adhérent·es de l’organisation, membres ou non de la CJ, peuvent demander un arbitrage au secrétariat fédéral. Le secrétariat fédéral doit alors se prononcer sur la publication ou non dudit article, et son avis motivé sera mentionné dans le compte rendu du SF, publié dans la circulaire fédérale.

Après publication de l’article, l’arbitrage rendu peut a posteriori être contesté devant une coordination fédérale par un·e ou des adhérent·es de l’organisation, membres ou non de la CJ. La coordination fédérale doit alors rendre un avis qui fournira le cadrage politique pour les fois suivantes.

 
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