Union Syndicale Solidaire : Syndicat recherche unité contre les licenciements

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C’est frappant : à la vague licenciements ne répond pas une action d’ampleur nationale mais seulement des résistances éparpillées. Le rôle de coordination et d’impulsion des organisations syndicales est en question. De son côté, l’union Solidaires essaie de provoquer les convergences.

La situation sociale est dramatique, le gouvernement continue son travail de démolition, et si des résistances locales existent dans les entreprises confrontées à des licenciements, on en est toujours à chercher la mèche pour déclencher une riposte d’ensemble.

À l’union syndicale Solidaires, le bureau national de juillet a adopté une « adresse aux syndiqué-e-s » qui faisait le bilan du cycle social écoulé, revenait évidemment sur les très fortes journées de manifestations et grèves et aussi sur la suite calamiteuse qui y a été donnée (lire pages 2-3). Les questions de la convergence des luttes, de l’unité à la base des syndicalistes de lutte, ont été pointées comme prioritaires.

Solidaires a soutenu les appels unitaires émanant de collectifs syndicalistes de base qui ont éclos en 2009 : Nord-Pas-de-Calais, Ille-et-Vilaine, Indre-et-Loire… mais il n’a guère été possible d’aller au-delà. Ces initiatives n’ont pu déboucher sur un appel national de syndicalistes ou de collectifs syndicaux, faute de répondant côté CGT, FSU… L’appel lancé en septembre 2008 par Solidaires en direction des camarades de ces organisations étaient déjà restés lettre morte.

Mais le souci de Solidaires, c’est également que les travailleuses et les travailleurs n’attendent pas tout des « états-majors syndicaux »… Comme l’union syndicale le dit dans son texte de juillet, « les reculs collectifs sur les pratiques d’auto-organisation des luttes n’aident pas : il nous faut relancer les débats en interne sur ce sujet, rappeler les expériences, mettre en avant tout ce qui va dans ce sens… ». Les militantes et les militants révolutionnaires ont un rôle-clef à jouer en termes de formation syndicale, de transmission des pratiques (celles des grandes luttes de 1968, 1986, 1995…) et d’actualisation. Ce ne sont pas celles et ceux qui croient que la solution viendra du Parti qui feront cet effort de rappeler l’utilité de l’auto-organisation !

Le 30 juillet, les salarié-e-s de New Fabris ont proposé de constituer un Collectif contre les patrons voyous et licencieurs. Aussitôt, Solidaires a fait part de son soutien à la création de ce collectif, a invité ses syndicats à y contribuer et à lui donner toute l’envergure souhaitable, en le faisant connaître, en proposant de le rejoindre. Solidaires a précisé dans son message qu’elle entendait participer au développement de ce processus, en mettant au service des travailleuses et travailleurs en lutte l’outil syndical, et souhaitait que l’ensemble des organisations syndicales nationales apportent leur soutien au collectif.

Ce collectif peut permettre de rassembler, enfin, les équipes militantes de différentes organisations qui assument - ou veulent assumer - l’affrontement social avec le patronat et le gouvernement. Souhaitons que les rencontres envisagées pour début septembre confirment cet espoir.

C. Mouldi (AL Transcom)

 
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