À Chronopost-Alfortville, La Poste exploite les sans-papiers

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Le 11 octobre, cela fera quatre mois que les sans-papiers de Chronopost à Alfortville seront en grève. Quatre mois c’est très long. Parce qu’ils doivent faire face à l’État-Patron qui ne veut pas céder sur les revendications, les grévistes ont besoin de toute notre solidarité !

Depuis quatre mois, les sans-papiers en grève de Chronopost-Alfortville luttent pour obtenir leur régularisation et leur embauche par cette filiale de La Poste. Depuis quatre mois, celle-ci nie toute responsabilité et la rejette sur les entreprises sous-traitantes en plaidant de sa soi-disant bonne foi.

Mais la réalité c’est qu’il s’agit encore une fois de reléguer les sans-papiers dans une zone d’ombre, de nier leur existence pour continuer de les exploiter !

Cette lutte, portée et soutenue par le Collectif des travailleurs sans-papiers de Vitry-sur-Seine, par les syndicalistes de Solidaires Val-de-Marne et appuyée par la fédération SUD PTT met pourtant en lumière la responsabilité de l’entreprise dans la sous-traitance. Rappelons que La Poste a déjà été condamnée début 2019 pour travail dissimulé suite à la noyade d’un salarié sous-traitant. Rappelons aussi que La Poste est une entreprise publique où l’État est (encore) actionnaire majoritaire. À l’heure où Macron et son gouvernement veulent imposer un débat nauséabond sur l’immigration et imposer des quotas d’immigré·es, l’intransigeance de cette entreprise doit être prise comme une expression supplémentaire du racisme d’État.

Cette grève a eu des répercussions au-delà d’Alfortville. Autour des foyers de travailleurs migrants de Montreuil, où vivent un certain nombre de grévistes, le harcèlement policier était devenu insupportable cet été. Deux manifestations de protestation, le 3 août et le 7 septembre, avec l’appui du voisinage et de plusieurs organisations syndicales et politiques, y ont mis un coup d’arrêt.

La lutte des Chronopost d’Alfortvilletout comme les piquets de grève lancés par la CGT Île-de-France le 1er octobre dévoilent au grand jour l’exploitation des travailleurs et travailleuses sans-papiers. Toutes et tous doivent être régularisé·es, ils et elles vivent ici, travaillent ici, doivent rester ici. Personne n’est illégal ! Liberté de circulation et d’installation !

L’Union communiste libertaire apporte tout son soutien aux travailleurs sans-papiers en grève de Chronopost-Alfortville face à l’État-Patron et appelle à la solidarité de toutes et tous.

Union Communiste Libertaire, le 10 octobre 2019

Pour soutenir les grévistes sans-papiers de Chronopost-Alfortville, versez à la caisse de grève : https://www.lepotsolidaire.fr/pot/7g909is1

 
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