Alternative libertaire 93

Le TGV-Est dépouille le RER E !

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La direction de la SNCF a beaucoup communiqué sur le record de vitesse du TGV-Est. Elle a soigneusement évité d’avouer que c’est sur le dos des usagers du RER E que le TGV-Est se met en place.

Tract sur le RER E
Tract du Collectif Alternative libertaire Seine-Saint-Denis

Déshabiller Paul pour habiller Jacques

Le TGV-Est amène la gare de l’Est à saturation. Il occupe les voies qui étaient jusqu’à présent utilisées pour le matériel de secours du RER E. En cas de panne de matériel, les usagers du RER E ne subiront plus des retards ou des reports sur gare de l’Est, mais des suppressions pures et simples, faute de rame de secours.

La SNCF pique les voies du RER E pour le TGV, mais aussi le personnel. Les réductions d’effectifs touchent d’abord les lignes de banlieues. Il y a moins de personnel aux guichets et sur les voies. Les conséquences des incidents seront donc plus graves : perturbations plus longues, encore moins d’information pour les usagers.

La vitrine rutilante cache une arrière-cour cradingue !

La politique de la SNCF consiste à beaucoup communiquer sur le TGV qui est une ligne de prestige, et à cacher la « poussière » des lignes de banlieue sous le tapis.

Mais tous les usagers du RER E savent que le service public de transport dans l’Est parisien était déjà loin d’être parfait. Avec le TGV-Est, il va encore se détériorer. Nous subissons des retards, le manque de place aux heures de pointe, le manque d’information en cas d’incident, l’absence de personnel pour renseigner, aider les personnes qui en ont besoin, assurer une présence rassurante dans les gares.

Est-ce que, pour la direction de le SNCF, ce service public médiocre n’est pas grave parce qu’il touche les habitants et habitantes de Seine-Saint-Denis ?

Service maximum !

Dans le même temps, le gouvernement tente de camoufler sa remise en cause du droit de grève en « service minimum ». Moins de 10% des perturbations du trafic sont dus aux mouvements sociaux. L’immense majorité est due à la vétusté du matériel et aux manque de personnel. C’est de la poudre aux yeux !

Aujourd’hui, il est primordial qu’usagers de transports en commun et travailleurs de ces transports fassent front ensemble, de manière solidaire, pour permettre aux travailleurs et travailleuses du rail de continuer à défendre leur outil de travail et le service public.

Immédiatement

Les banlieusards doivent avoir droit à autant de considération de la part de la SNCF que les parlementaires européens ou les étudiants de l’ENA.
- Investissement dans des matériels de plus forte capacité pour les lignes de banlieue
- Des TGV de plus grande capacité pour libérer des voies gare de l’Est
- Embauche de personnel en nombre suffisant pour les gares et les lignes de banlieue
- Retrait pur et simple de la loi de remise en cause du droit de grève intitulée hypocritement « continuité du service public de transport terrestre »

 
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