Préparation du 7e congrès de l’AL

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Le VIIe congrès d’Alternative libertaire se tiendra du 30 octobre au 1er novembre 2004 à Angers. Depuis plusieurs mois, les textes préparatoires circulent, sont commentés et amendés. L’enjeu de ce congrès est pour AL d’actualiser sa stratégie politique et de rendre plus efficace son fonctionnement fédéraliste.

Depuis le VIe congrès, tenu à Orléans il y a deux ans, Alternative libertaire a « forci ». De nouveaux collectifs locaux se sont développés ou créés (Tours, Nancy, Lille, Strasbourg, Corbeil-Essonne, Guyane), ainsi qu’un certain nombre de fraîches implantations (Albi, Aurillac, Le Puy, Le Mans, Montpellier, Thionville, Verdun, Saint-Nazaire, Dieppe, Charente-Maritime, etc.). Une construction qui a souvent été le fait de militant(e)s syndicalistes et des mouvements sociaux, mais aussi de camarades dont l’AL constitue la première expérience politique.

Une construction lente mais continue, qui s’est faite dans l’homogénéité et a permis à Alternative libertaire d’agir au maximum de ses forces à l’occasion du dernier grand conflit social en date : les grèves de mai-juin 2003. Les militant(e)s communistes libertaires y ont joué, avec d’autres, un rôle moteur (dans l’Éducation, le rail, les PTT...), tandis que l’organisation produisait une expression politique importante (tracts hebdomadaires, quatre-page argumentaire, etc.). La brochure Printemps 2003, grève générale manquée donne un aperçu de la politique de l’AL sur ces quelques semaines. Dans la foulée, en juillet 2003, Alternative libertaire s’installait dans ses nouveaux locaux du 92, rue d’Aubervilliers, à Paris XIXe, ouverts au public, plus grands, mieux équipés, bref plus adaptés à notre activité.

Débattre de la stratégie

Ces progrès enregistrés, des questions d’actualité se posent pour une organisation qui a, depuis ses débuts, fondé sa stratégie d’une part sur la construction du courant communiste libertaire, d’autre part sur le développement d’un mouvement social fort, autonome et autogestionnaire.

Un congrès d’Alternative libertaire est toujours un long processus d’élaboration de textes, de débats contradictoires, de mise en lumière des oppositions ou des convergences... dont les trois jours de congrès constituent le point culminant et l’aboutissement, et fixent l’orientation pour les deux années suivantes. Dès la coordination nationale de janvier 2004, Alternative libertaire a retenu cinq axes de travail pour son VIIe congrès, que la commission de préparation a progressivement défrichés.

I- Analyse de la situation politique et sociale en France et dans le monde

La situation politique et sociale se caractérise par une offensive très forte des politiques et positions les plus réactionnaires. Ceci se traduit à la fois par la montée du sécuritaire et des extrêmes droites, par l’impérialisme militaire, par l’offensive des obscurantismes religieux, et partout, par des politiques ouvertement et radicalement antisociales.

II- Bilan de la stratégie de Front social

Il y a près de dix ans, Alternative libertaire lançait l’idée d’un « Front social » fédérant les différentes composantes du mouvement social autour d’une plate-forme revendicative et d’un projet de transformation de la société. Quel est le bilan de cette stratégie en 2004 ? Qu’a-t-elle permis d’obtenir ? Qu’a-t-elle raté ? Est-elle encore efficiente et porteuse de perspectives, dans un contexte de défaite et de reculs pour les mouvements sociaux ?

III- Actualiser notre stratégie de Front social

À partir du bilan précédent, quelles conclusions tirer sur la stratégie à adopter pour relancer, construire, amplifier le Front social ? Quelle est la stratégie efficiente actuellement ?

IV- Les forces politiques par rapport à cette stratégie de Front social

Un changement majeur du paysage politique ces derniers mois est le « cours nouveau » entre les libertaires. Il intervient au moment où l’extrême gauche trotskyste accentue sa stratégie d’inscription dans les institutions. Par rapport à la stratégie de Front social, qui sont, potentiellement, nos partenaires et dans quelle perspective ? Qui sont nos adversaires, et avec quel degré de confrontation ?

V- Le Front social à l’international

L’offensive réactionnaire est mondiale. La contre-offensive ne peut donc pas se cantonner aux cadres nationaux. Mouvement altermondialisation (opposition aux sommets et forums sociaux), réseaux syndicaux alternatifs, réseaux libertaires et en particulier Solidarité internationale libertaire (SIL) contribuent à la construction de ce Front social, au-delà des différences culturelles et de réalité politique. À ces cinq « axes directeurs », qui ont chacun fait l’objet d’une rédaction de base, vont s’ajouter plusieurs motions sur des thèmes précis. La question patriarcale sera par exemple un des temps forts dans les débats, puisque d’ores et déjà deux motions « concurrentes » ont été déposées. Les Ami(e)s d’Alternative libertaire, qui soutiennent les projets d’AL, reçoivent tous les textes préparatoires et sont invité(e)s à assister à une partie du congrès. Un certain nombre d’organisations seront également invitées en tant qu’observatrices.

Commission congrès d’AL : Scapin (AL Paris-Est), Guillaume (AL Paris-Sud), Christian (AL Epinal)

 
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