Édito : Gouverner sur les ruines

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Qu’importe les énièmes casseroles, un cumulard de capitaux non déclarés est remplacé par un quelconque homme de main, servile comme il faut. Une marionnette remplace une marionnette.

Qu’importent les subtilités de la stratégie politicienne, diviser pour mieux régner, le gouvernement marche sur la tête des directions syndicales réformistes, habituelles serpillères du pouvoir, qui ne demandaient pourtant qu’à collaborer.

Le pouvoir ne prend même plus la peine de jouer à la « démocratie » car ce temps est révolu. Cette arrogance repose sur des mirages : ceux de ne voir dans les colères exprimées que de simples colères localisées et de prendre pour un assentiment majoritaire le silence des autres ; ceux de croire à la résilience éternelle du système qu’ils servent et à leur immunité totale, loin de la lame froide et tranchante de la guillotine.

Ce pouvoir ne gouverne pourtant que sur les ruines des illusions capitalistes, et ne tient que par sa police et sa justice. « Jusqu’ici tout va bien » se dit-il. Mais les colères débordent et cherchent encore leur lit commun.

Et le temps vient où les affrontements désarticulés seront remplacés par de grandes batailles. Nous voulons l’effondrement total du capitalisme, nous voulons la fin de ce monde inique, et sur ses ruines, bâtir un monde meilleur.

UCL, 23 décembre 2019

 
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