Qu’importe les énièmes casseroles, un cumulard de capitaux non déclarés est remplacé par un quelconque homme de main, servile comme il faut. Une marionnette remplace une marionnette.
Décembre 2019 entre d’ores et déjà dans l’histoire du mouvement social. La grève reconductible, particulièrement forte à la SNCF et à la RATP, soutenue massivement par la population, est revenue sur le devant de la scène. De nombreux autres secteurs ont également enregistré des chiffres de grévistes importants également sur certaines journées. Et, fin décembre, un seul mot d’ordre : « Pas de trêve de Noël ».
La police l’a bien compris : sa violence ne choque que si elle est visible. C’est pourquoi les médias se gardent bien de la montrer. C’est aussi la raison pour laquelle un sénateur a proposé de punir non pas les policiers violents… mais celles et ceux qui les filment.
Dans les gares, les sous-sols ou les dépôts, le niveau exceptionnel de mobilisation et d’implication des salarié·es balaie les habitudes. Même celles des syndicats les plus mous ! Piquets de grève, caisses de soutien, flicaille et festivités… un tour d’horizon de cette grève historique, depuis le dépôt bus de Pleyel, à Saint-Denis.
Alors que l’Unsa-Ferroviaire est tombée dans le piège de la « pause », il faut au contraire ne pas laisser retomber la pression. L’appel de la CGT-Cheminots et de SUD-Rail à une journée d’action interprofessionnelle le 28 décembre est donc bienvenu. Dans le rail, le mouvement tient bon, mais il faut dissiper la désagréable impression d’une « grève par procuration ».
La majorité des établissements du pays n’ont pas réussi à partir en grève illimitée. A Saint-Affrique (Aveyron), en liant la lutte sur les pensions à celle contre la dégradation des conditions de travail, on a multiplié par deux la fréquentation de l’AG... et permis la renaissance d’une section syndicale.
Outil féministe, l’intersectionnalité permet de prendre en compte toutes les femmes, à l’heure où il s’agit d’être critique envers les pratiques militantes et entendre que les femmes racisées ne se retrouvent pas nécessairement dans certains courants du féminisme. C’est pourquoi il s’agit d’avoir une démarche plus inclusive qui s’appuie sur une analyse matérialiste.
Sept départements expérimentent actuellement la suppression des jurys tirés au sort dans les jugements criminels. Cet héritage de 1793 était pourtant un des seuls éléments de justice populaire dans le système français.
« Morts pour la France ? » La lutte antidjihadiste au Sahel est également l’occasion pour Paris de soutenir des États vacillants mais inféodés à la France, et de sécuriser l’extraction d’uranium au Niger.
Après son entrevue dans Valeurs actuelles, ses mesures racistes contre les migrantes et les migrants, sa tentative de réhabilitation de Pétain, Macron poursuit sa drague de l’extrême droite en s’affichant avec Elie Hatem, ancien de l’Action française et défenseur de l’antisémite Charles Maurras. Retour sur la valse entre LREM et les fachos…
Fondée en 2015 se définissant elle-même comme « souverainiste, profondément gaulliste », la Cocarde étudiante est la nouvelle vitrine, sur certains campus, des tenants d’un rassemblement des droites réactionnaires. Le groupuscule profite des mouvements sociaux pour infiltrer les AG ou faire le coup de poing.
Lors de sa coordination fédérale d’octobre 2019, l’Union communiste libertaire a voté un texte affirmant clairement son engagement en faveur du logiciel libre et des libertés des internautes. Petit retour sur un temps fort.
Et si le nom de domaine de l’UCL, unioncommunistelibertaire.org, devenait si cher (disons, 1000 euros par mois) que l’organisation n’avait pas d’autre choix que de l’abandonner ? Cela laisserait la possibilité à des personnes ou organisations plus aisées et mal intentionnées de le reprendre pour y mettre du contenu causant du tort à l’UCL.
Un collectif de travailleuses et travailleurs du numérique s’est créé au lendemain du 5 décembre 2019.
Les éditions Libertalia et Guillaume Davranche proposent
de répondre à 10 questions sur l’anarchisme de la manière
suivante : « Un petit livre de vulgarisation sur l’anarchisme :
facile d’accès, pas cher, qui va à l’essentiel. »
Le 11 janvier 2020, à Paris, l’UCL répondra à l’appel du mouvement des femmes kurdes à une grande manifestation pour exiger du gouvernement français qu’il fasse toute la lumière sur le triple assassinat, en 2013, des trois militantes révolutionnaires Fidan Doğan, Sakîne Cansiz et Leyla Saylemez.
Le conflit politique entre les indépendantistes catalans et l’Etat espagnol s’invite de nouveau dans la rue. Manifestations, blocages et grèves ont répondu à la répression contre les organisateurs du référendum du 1er octobre 2017. Un mouvement partagé entre ambitions réformistes et institutionnelles et perspectives émancipatrices.
Le 28 octobre dernier une délégation de l’UCL a rencontré à Barcelone des camarades de la CGT catalane (anarcho-syndicaliste) puis des militant·es d’Embat. Ces rencontres ont été très chaleureuses et nous ont donné des éléments sur la situation en Catalogne.
La question de l’indépendance de la catalogne soulève de vifs débats au sein des syndicats libertaires. C’est le cas de l’anarcho-syndicaliste CGT qui compte 60000 adhérent·es dont près du tiers en Catalogne.
L’arrivée d’Extinction Rébellion (XR) en France et les actions menées ces derniers mois ont suscité de vifs débats dans les sphères militantes. Si la revendication d’une stricte non-violence fait l’objet de récurrentes critiques, le soutien de XR aux grèves de décembre a été bien accueilli. Quel regard porter alors sur le mouvement, et quelles alliances possibles ?
Nous abordons un cycle d’articles sur les « villes du futur » : au cœur de celles-ci, l’utilisation de données numériques, mais aussi une réorganisation permanente de l’espace urbain.
Le projet de stockage d’un important tonnage de produits phytosanitaires par la coopérative Natup sur le plateau de Buchy soulève l’opposition. La lutte vient de connaître une première victoire importante, avec l’annulation de l’arrêté préfectoral autorisant son implantation.
Les anarchistes ont également leurs légendes dorées. Celle des « communes libres » de paysans pauvres impulsées en Ukraine par les makhnovistes en est une. Le pouvoir bolchevik, en soutenant ces communes spontanées, mécontenta la paysannerie traditionnelle. Pour ne pas se la mettre à dos, la Makhnovschtchina, plus pragmatique, s’en garda bien. Une lecture inattendue des rapports de forces dans l’Ukraine révolutionnaire de 1919-1921…
Miguel Chueca a assuré l’édition de Camillo Berneri, Contre le fascisme. Textes choisis (1923-1937). Il a ainsi accompli un travail considérable (traduction, introduction, glossaire, notes) permettant aux lectrices et lecteurs de remettre ces écrits dans leur contexte.
La publication d’écrits de Camillo Berneri jusqu’alors inédits en français est une très bonne nouvelle, tant parce que l’œuvre de ce philosophe et militant communiste libertaire italien est méconnue, que parce que ses analyses interrogent l’époque actuelle autant que les années du fascisme mussolinien.
Les 16 organisations anarchistes/communistes libertaires ayant conjointement produit l’analyse de conjoncture d’avril et la campagne de soutien au Rojava, ont décidé d’écrire un document d’analyse pour le 1er Mai. Si en ce jour historique, nous ne pourrons pas être dans les rues comme nous le souhaiterions, la lutte ne s’arrête pas pour autant.