Guadeloupe : Répression antisyndicale

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L’État attend son heure pour frapper

Comme nous l’avions déjà annoncé dans une précédente édition (Alternative Libertaire, mai 2004),12 syndicalistes guadeloupéen(ne)s militant(e)s de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (syndicat indépendantiste lutte de classes majoritaire en Guadeloupe), font l’objet de lourdes condamnations (120 159 euros, peines de prison ferme et avec sursis) après leurs condamnations pour activités syndicales (occupations, piquets de grève, blocages…).

Cet été, ces 12 militant(e)s de l’UGTG ont été convoqué(e)s par le juge d’application des peines. Elles/ils ont décidé de ne pas s’y rendre. Cet acte de désobéissance n’a entraîné à ce jour aucune réponse de l’État colonial français qui attend le moment opportun pour faire exécuter les sentences.

Affaibli par la lourde défaite de la présidente UMP du conseil régional de Guadeloupe en mars dernier, Chirac et ses ami(e)s locaux ne sont pas en position de force pour faire appliquer la loi coloniale. L’emprisonnement des 12 de l’UGTG pourrait en effet embraser la Guadeloupe. Alors l’État colonial attend sans doute un moment plus favorable pour frapper, raison de plus pour rester sur ses gardes tout en continuant à exiger l’annulation de toutes les peines.

 
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