syndicalisme

Conflictualité 2016 : les DRH sont fébriles

Version imprimable de cet article Version imprimable


« Un cocktail détonant pour peu que des acteurs syndicaux s’en emparent », c’est la mise en garde adressée à ses adhérent.e.s par le réseau de DRH Entreprise & personnel, dans une note de conjoncture annuelle rendue publique le 3 novembre.

C’est le journal économique Les Échos qui a, dès le lendemain, répercuté l’essentiel de cette note qui s’inquiète d’une radicalisation sociale en 2016, en particulier autour des salaires et des plans de licenciements.

A nous de transformer leurs craintes en déroutes !

Extrait de l’article des Échos  :

La baisse durable du chômage n’est pas acquise. Le bon chiffre de septembre reste à confirmer. Mais si elle vient à se confirmer, l’an prochain, comme le supposent les dernières prévisions de l’Unédic, elle pourrait bien mettre fin au calme social actuel.

Tel est l’avertissement que lance Entreprise & Personnel dans sa note de conjoncture annuelle rendue publique mardi.

L’an dernier, le club de DRH expliquait que ce calme social était l’expression d’une « résignation rageuse » du salariat. Le climat a commencé à évoluer cette année, jugent Michèle Rescourio-Gilabert et Jean-Pierre Basilien, les auteurs de la note.

Ils évoquent « un basculement progressif vers des mobilisations, certes indépendantes les unes des autres, chacune sur ses objectifs, mais nourries en arrière-plan par un cran de plus dans le rejet de la politique gouvernementale » [...]

« La politique menée aujourd’hui est comprise par une partie du salariat comme excessivement favorable aux entreprises, déséquilibrée, autrement dit "de droite" » [...]

Ils évoquent l’« échec des réformistes », « dans l’incapacité à faire partager [leur] enthousiasme » pour « les nouveaux droits individuels et collectifs issus des accords interprofessionnels » (complémentaire santé obligatoire par exemple) dans un paysage syndical marqué par une progression de la radicalité. [...]

« Le sentiment d’injustice se nourrit d’un profond sentiment d’inéquité, d’efforts inégalement répartis. » De quoi faire « un cocktail détonant pour peu que des acteurs syndicaux s’en emparent ».


 
☰ Accès rapide
Retour en haut