Défense des retraites : l’UCL dans la bataille

Un coup sous la chasuble syndicale, un coup sous le drapeau rouge et noir, mais dans toutes les manifs et sur les blocages… Les communistes libertaires ont été à fond dans le mouvement.
Tout au long de ces cinq mois de combat, les communistes libertaires étaient là ! Quelle a été leur intervention politique ? En cohérence avec notre stratégie révolutionnaire, il s’agissait à la fois de jouer un rôle moteur dans le mouvement social, et d’avoir une intervention communiste libertaire spécifique dans les manifestations. Comme il est difficile aux individus de faire les deux en même temps, cela signifie un certain partage des tâches.
Concrètement, les camarades les plus actifs et actives syndicalement – surtout dans le secteur ferroviaire, la logistique, l’Éducation nationale, l’industrie, les territoriaux… – ont œuvré à impulser grèves et AG, ont animé la mobilisation via l’outil syndical. En parallèle, d’autres camarades plus engagés politiquement assuraient l’intervention spécifique de l’UCL : le plus souvent, ça a pu être, sous le drapeau rouge et noir, des diffusions de tracts et du mensuel Alternative libertaire, parfois un rendez-vous fixe avec table de presse le long des manifs intersyndicales, voire carrément des cortèges avec animation mégaphone…
Outre les AG de grévistes – laborieuses, durant ce mouvement –, les communistes libertaires ont participé à certaines « AG de ville » et autres collectifs de défense des retraites. Dans ces espaces pluralistes, on a poussé à l’unité, tâché d’éviter les replis affinitaires, combattu la démagogie antisyndicaliste et promu des modes d’actions largement appropriables, notamment les blocages économiques, condition nécessaire à la massification du mouvement. C’est ainsi qu’on a trouvé que l’UCL a été présente en tant que telle sur plusieurs blocages (à Brest, à Fougères, à Caen, sur le périphérique parisien…).

Remontées de terrain et audioconférences
Plusieurs groupes (Lyon, Nantes, Grenoble, Montreuil, Montpellier, Saint-Denis…) ont également organisé des réunions publiques ou participé à des meetings unitaires pour débattre du mouvement, des moyens de l’étendre, et de son potentiel subversif. Tout du long de cette mobilisation, la fédération UCL a publié une dizaine de tracts (avec souvent, au verso, une BD). L’enjeu n’étant pas de répéter en boucle les mêmes vérités, certains ont insisté sur les méthodes de lutte et la nécessaire reconduction de la grève ; plusieurs ont fait le lien avec d’autres fronts de lutte : écologiste, antipatriarcal (pour le 8 mars), antiraciste (pour la manif contre la loi Darmanin du 25 mars).
L’expression fédérale de l’UCL a été alimentée par les remontées du terrain en continu, et par deux audioconférences auxquelles ont participé 20 à 25 groupes, qui ont permis des échanges sur le niveau de la mobilisation, les possibilités d’extension, le contenu de notre intervention. Le secrétariat fédéral a coordonné l’ensemble, en s’appuyant sur la commission Travail et la commission Antipatriarcat. Cette dernière avait notamment conçu une campagne fédérale « Au boulot, à la maison, 8 mars grève féministe », en lien avec la brochure de l’UCL sur la syndicalisation des secteurs féminisés, qui tombait à pic pour promouvoir la jonction vitale entre féminisme et syndicalisme.
Commission journal
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