Rencontres d’été rouge et noir 2019 : Au vert avec l’UCL

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« Je suis magasinier intérimaire dans une boîte moyenne installée dans la banlieue de Tours. J’ai 29 ans, je n’ai pas d’enfants : bref, j’ai pas mal de temps libre que je passe notamment à militer au sein du groupe UCL Tours. J’ai contacté la section CGT de la boîte, on m’a dit que sans contrat de travail stable, je n’aurais pas intérêt à m’exposer, parce que la répression des patrons est véner. Qu’est-ce que je peux faire ? »

Ce petit laïus et six autres du même tonneau, fictifs mais reflétant le prolétariat dans sa diversité, ont servi de base à des réflexions en petits groupes, lors d’un atelier organisé par la commission Travail de l’UCL. Il s’agissait pour chaque groupe de réfléchir à des pistes d’action militante dans des situations salariées où le syndicalisme ne va pas de soi (précariat, auto-entreprenariat, PME…). La forme, ludique et interactive, a beaucoup plu.

Il en était de même pour la formation organisée par la commission Antipatriarcat sur les différents courants du féminisme, sous forme d’un jeu de rôles ­permettant à une cinquantaine de participant·es, réparti·es en ­équipes, de se familiariser avec les ­différents discours, avant un débat critique.

Les techniques issues de l’éducation populaire trouvent de plus en plus leur place aux Journées d’été rouge et noir qui ont, cette année, accueilli une centaine de personnes – un nombre moindre que l’an passé, ce qui n’est pas surprenant juste un mois après le congrès conjoint AL-CGA de juin, où avaient convergé 200 congressistes.

Comme l’an dernier, c’est le magnifique hameau de Bécours qui accueillait cet événement autogéré, ouvert aux militant·es UCL et aux abonné·es et Ami·es d’Alternative libertaire. Temps de rencontre, de formation et de convivialité résolument non décisionnel, ces Journées d’été rouge et noir constituent néanmoins un jalon important dans la vie de l’organisation.

Le programme était bien rempli. Chaque jour se tenaient en parallèle 2 ou 3 rendez-vous le matin, autant l’après-midi, ainsi qu’une séance plénière et une AG d’autogestion du séjour. Des formations (rédaction de tract, histoire du mouvement libertaire hexagonal depuis Mai 68, action collective en manif...), des conférences (« La crise économique qui vient », la situation en Palestine, par Pierre Stambul), des débats (« Le municipalisme libertaire, une stratégie possible dans les territoires sinistrés ? », un bilan et perspectives du site web Rapportsdeforce.fr, un brainstorm autour des propositions de logo pour l’UCL), des ateliers (« Pour une bonne utilisation militante des réseaux sociaux », fonctionnement du mensuel AL...), des présentations de livres en présence des auteur·es (Laélia Véron, Marc Faysse, Benoît Bohy-Bunel). En séance plénière ont été abordés, entre autres, le mouvement des gilets jaunes, les enjeux politiques de la rentrée (retraites, assurance-chômage, privatisation d’ADP, service national universel…) et « risque d’effondrement et projet révolutionnaire ». Une journée « spécial antipatriarcat » avait été fixée en début de semaine, et une soirée festive la veille de la demi-journée off. Rendez-vous l’an prochain, pour les journées d’été rouge et noir 2020 !

La commission d’organisation

 
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