Antipatriarcat

8 mars à Montpellier : Un nouveau départ pour la lutte féministe

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[Photos] Cette année, pour la première fois depuis bien longtemps, les associations de terrain, collectifs, syndicats et organisations politiques ont préparé ensemble les mobilisations féministes du 25 novembre et du 8 mars.

L’appel de mars n’a cependant réuni que 24 orgas signataires, contre 44 en novembre. Pourquoi ? En raison du refus de faire de la place à la propagande électoraliste prémunicipales, mais aussi parce que des associations institutionnelles ont été gênées par l’accent mis sur l’opposition à la casse des retrai- tes…

L’UCL avait poussé sur ces deux points qui lui tiennent à cœur. Hélas, dans la rue, la jonction avec le mouvement social sur les retraites sera insuffisante. Novembre avait été une très belle réussite. Mars l’a été plus encore, avec plus de 3 000 personnes pour une manif festive et revendicative. Affichage politique sur les murs, pancartes, slogans et happening (« À cause de Macron », « Le violeur c’est toi ») ont rythmé cette marche.

L’UCL Montpellier a largement participé à ce grand moment, via sa commission féministe locale. Les camarades étaient là le jour J, avec slogans, drapeaux, tract fédéral, collage d’affiches le long de la manifestation, et prise de parole. À la librairie anarchiste La Mauvaise réputation, qui héberge l’UCL, un atelier de création militante avait réalisé des visuels, collés la veille sur le parcours de la manif.

Le 6 mars, La Mauvaise réputation avait aussi accueilli un débat organisé par la commission féministe de l’UCL, avec une camarade du Planning familial et une de la CGT, pour faire le point sur la portée particulière de ce 8 mars, sur les plans international, national et local. Ça a été l’occasion de mettre en lumière le travail quotidien des féministes dans les syndicats et les associations de terrain.

Nos revendications immédiates ne peuvent se passer de ces retours d’expérience, qui doivent nourrir notre projet révolutionnaire ! Espérons que ce début de travail en commun permette la préparation d’une véritable grève des femmes pour l’année prochaine, et dès demain pour une plateforme revendicative féministe locale.

UCL Montpellier

Photos : Constance Meylan

 
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